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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 14:18
Les 13 principes de développement  personnel de Benjamin Franklin

En 1775, le génial inventeur et père fondateur de l’Amérique écumait les salons parisiens pour faire connaître son pays. Il réussit ainsi à obtenir la première reconnaissance de l’Amérique avec la France et mit le pied à l’étrier à Lafayette pour qu’il puisse rejoindre la guerre d’indépendance américaine. Peu de temps avant sa mort, en 1790, cet homme bienveillant et épris de liberté consignait ses principes de vie pour essayer d’atteindre ce qu’il avait nommé la perfection morale. Sa méthode de développement de ses 13 vertus essentielles (inspirées des religions) consistait à noter les manquements à ceux-ci, puis de les effacer avec une éponge humide sur son cahier à chaque fois qu’une nouvelle « faute » apparaissait. Cette méthode a été reprise maintes fois et on la retrouve dans un exercice de Viola Spolin dénommé Score fondé sur un objectif de comportement passager à atteindre. C’est aussi la technique de Franklin qui témoigne de la difficulté d’acquérir toutes ses vertus à la fois, sachant qu’il est plus efficace de se consacrer à une seule à la fois et d’achever un cycle entier.

Pour Benjamin Franklin, la notion de génie et de grand homme n’existait pas. Elle était un artifice aristocratique pour nous laisser croire à une médiocrité immuable. Il pensait que la grandeur d’un homme procédait de ses vertus et que celles-ci se travaillaient sans être initialement acquises…

Tempérance

Ne pas trop manger ni trop boire

Silence

Ne parler que lorsque c’est nécessaire

Ordre

Bien ranger et accorder du temps à chaque chose

Résolution

Aller au bout de ce que l’on a décidé de faire

Frugalité

Ne rien gaspiller

Assiduité

Ne pas perdre son temps en futilités

Sincérité

Droiture. Ne pas blesser autrui avec des fourberies.

Justice

Ne faire du tort à personne. Les bienfaits sont un devoir.

Modération

Ne pas s’offenser des blessures

Propreté

Ne pas tolérer la saleté chez soi

Calme

Ne pas s’irriter d’accidents inévitables ou banals

Chasteté

Éviter les excès de volupté

Humilité

Éviter l’arrogance et de penser avoir toujours raison. Respect d’autrui.

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 21:44

À la veille des élections présidentielles, analysons comment la gauche et la droite respectent les principes de l'impro, examinons les traits saillants du point de vue de la théorie de l'ordre spontané. La notion d'ordre spontané est souvent citée en philosophie politique. L'idée est de permettre au citoyen d'être libre de ses initiatives et de déterminer son destin par ses propres choix, plutôt que par des dictats et des contraintes venues de l'extérieur.

 

PREPARE

La liberté de la presse et de culte est une première condition indispensable à la possibilité d'existence des forces spontanées dans une société. Le XVIIE siècle a vu des révolutions importantes et l'émergence de monarchies constitutionnelles. C'est donc en Occident une période-charnière. La déclaration des droits de l'homme ou la constitution américaine sont parmi les premiers exemples de charte permettant de mettre en place les conditions d'expression de forces spontanées.

  •  La gauche est attachée à la déclaration des droits de l'homme de 1793 et se réfère depuis peu le programme du CNR de 1945, résultat d'un consensus unique entre droite et gauche après la guerre.

  • La droite monarchiste qui avait rejeté la révolution à perdre toute influence. La droite (libérale) se réfère à la déclaration de 1789 ou à la constitution américaine aux USA citée comme référence de l'établissement d'un ordre spontané (Ron Paul).

 

ACCEPTE

La manière d'aborder le réel et le monde...

 

  • La gauche est fondée sur le Non et le refus du présent, sur le paradigme de la lutte des classes, sur les rapports de force entre travailleurs et patrons, entre capital et travail. Pour elle, les patrons exploitent leurs employés afin d'en tirer le maximum de profits. La gauche revendique l'acceptation de toutes les cultures (multiculturalisme). Pour la gauche, être à droite c'est avoir peur de tout et de l'étranger.

  • À droite, la réalité est acceptée dans toutes ses composantes et le présent y est exalté. La droite respecte et accepte toutes les cultures, mais se méfie du mélange de celles-ci. Chacun reste chez soi, selon ses coutumes, dans ses frontières, et la paix est assurée. La droite apprécie la singularité plutôt que la généralité, l'individu plutôt que le groupe.

 

ÉCOUTE

Les forces spontanées s'expriment par l'action plutôt que par l'affrontement. La démocratie directe telle qu'elle est conçue en Suisse correspond à l'expression de forces spontanées. Le citoyen est consulté sur la plupart des sujets importants ayant trait à l'évolution de la cité. La démocratie directe limite le despotisme étatique et la concentration des pouvoirs aux mains de quelques-uns.

 

  • Pour la gauche, le suffrage universel a été une revendication de la première heure. Le parti est l'instance par laquelle est censé naître la démocratie et s'exprimer les doléances du peuple.

  • La droite autoritaire revendique la concentration des pouvoirs autour d'un monarque ou d'un dépositaire de l'autorité. Elle a souvent eu quelque méfiance envers le suffrage universel. La droite libérale plébiscite l'émergence des forces spontanées.

 

PERCUTE

L'indifférence est bannie d'une société spontanée. Toute action suscite une réaction. Toute expérimentation est soumise à évaluation, loin de toute idéologie qui est une forme d'anticipation. Une erreur reconnue après un banc d'essai permet de rectifier une action. On avance par essais et corrections d'erreur, avec pragmatisme. L'adaptation est permanente.  

 

  • La gauche est peu axée sur le présent, elle aime les utopies. Son credo est l'exaltation de l'avenir et la transformation du présent. Le nazisme, compte tenu de sa propension à changer le monde et contrairement à ce qu'on  peut penser, est un phénomène de gauche. Tout rapport de domination est combattu. La gauche parle souvent de résistance à l'oppression.

  • Pour la droite : le crime ne doit pas rester impuni. La droite est parfois taxée de présentisme, les choses sont telles qu'elles sont et on ne peut les changer sans casser des œufs : le conservatisme au sens propre est ancré dans l'ADN de la droite. La droite a tendance à respecter l'ordre établi. (Penser à droite)

 

JOUE LE JEU

Faciliter les processus de solidarité et de coopération. Vivre en collectivité.

 

  •  La gauche met l'accent sur la solidarité et la coopération. Elle préfère la redistribution par l'État via l'impôt par exemple, plutôt que par l'entreprise. Elle est très attachée à la notion d'égalité et de justice sociale. Elle reproche souvent au capitalisme d'accentuer les inégalités, c'est-à-dire de faire que le pouvoir d'achat des pauvres augmente moins vite que celui des riches. Elle rejette la métaphore de la Main Invisible (Joseph Stiglitz). Il faut une intervention de l'État pour diminuer la pauvreté. En effet, à un moment ou un autre les forces spontanées du libre marché ne pourront atteindre à l'égalité. La concurrence  est perçue comme une compétition, comme un mécanisme darwinien destiné à anéantir les faibles. La gauche met ainsi l'accent sur l'égalité et la fraternité. La gauche reproche à la droite sa propension à l'égoïsme, à l'individualisme et le manque de compassion pour ses semblables.

  • La droite met l'accent sur la collaboration à travers notamment la main invisible qu'elle considère comme une excellente métaphore de la coopération spontanée. Chacun réalise ses objectifs personnels tout en étant relié par un fil invisible avec les autres. Ce qui réalise la plus grande harmonie. La droite libérale argue que le capitalisme est le seul moyen de permettre le développement harmonieux des sociétés. La droite considère la notion d'inégalité comme discutable puisqu'en premier lieu, ce sont les richesses produites qui font sortir les pays de la pauvreté. Elle préfère souvent s'en remettre aux forces spontanées du marché. L'impôt doit être faible, sinon il est considéré comme une spoliation. La droite insiste plus sur la liberté et l'égalité dans la mesure où celle-ci sera mieux réalisée par l'exercice spontané des forces du marché. Elle considère que les interventions de l'État ont des effets de bord nocifs sur les échanges économiques. La concurrence est un mécanisme autorégulateur indispensable permettant les choix spontanés des agents économiques alors que l'absence de concurrence facilite le clientélisme et la corruption. La droite reproche à la gauche sa propension à l'égalitarisme qui dissimule non pas une générosité, mais une jalousie à l'encontre d'un plus riche que soi. La droite plébiscite la redistribution par le don et la charité, qui ne passent pas par l'État. La droite libérale reproche à la gauche sa propension à soutenir tout régime qui se revendique de gauche, même s'il est une dictature.

 

ANIME

Faire confiance à l'initiative individuelle, l'autonomie et permettre l'émancipation des citoyens. 

 

  • La gauche plébiscite le collectif. Elle s'intéresse peu à la notion d'individu et de libre-arbitre. Elle aime les mouvements populaires de masse (mass-games), les révoltes populaires, les associations et les actions collectives. Elle se méfie de la propriété qu'elle considère comme bourgeoise. Elle revendique la propriété sociale (Jaurès et la propriété sociale) et le partage de tous les moyens au service de tous. La coopérative lui est plus familière que l'entreprise, qui abrite une forme d'exploitation. L'individu est le produit de la société (constructivisme de Bourdieu), de la classe auquel il appartient. Elle se déclare souvent pacifique au moment de l'émergence de conflits. Elle insiste particulièrement sur l'éducation et la culture.

  • Hayek, prix Nobel d'économie, est un théoricien de l'ordre spontané. Il considére que le socialisme mène à la servitude. La droite est attachée aux droits de propriété. Le capitalisme a pour fondement la privatisation des moyens de production. Pour la droite libérale, la notion d'individu est fondatrice. Pour la droite libérale, ces droits de propriété  (droits de propriété avec De Soto) sont la condition indispensable à la lutte contre l'esclavagisme et la pauvreté.

 

OSE

Tolérer l'erreur et faciliter la prise de risque. Laissez s'exprimer les forces spontanées sans savoir où elle mène.
Le principe de précaution va à l'encontre de cette dynamique.

 

  • La gauche prend des risques et n'a pas peur de l'avenir, voire de faire table rase du passé.

  • La droite est un peu couarde et fait tout pour prolonger l'ordre ancien. La métaphore de l'arbre dont les racines croissent naturellement est une métaphore revendiquée.

CONSTRUIS

La politique se construit au jour le jour par la négociation et la résolution des contradictions, en évitant tout centralisme et concentration des pouvoirs. L'application des forces spontanées consiste dans la prise en compte des réalités à laquelle on ne peut échapper afin de les transformer et de les adapter au mieux des avantages de la cité. La fin ne justifie pas les moyens, le processus est aussi important que l'objectif. Les meilleurs lois sont celles qui sont respectées. Une bureaucratie tatillonne est un frein à l'expression de la spontanéité des individus.

 

  • Les régimes communistes ont souvent eu du mal sans user de contraintes à réussir de grands travaux ayant besoin de la participation de tous les corps de métier. La gauche aime rassembler, centraliser ou mutualiser. Elle est défiante envers le libre échange, préconisant la régulation des marchés. Elle a tendance à rêver d'un gouvernement mondial plutôt qu'aux états nations. Elle a tendance à renforcer naturellement les prérogatives de l'État, garant de la justice sociale, par la création par exemple de postes de fonctionnaires, par la création de services gérés par l'État. Pour encourager l'innovation et la créativité, la gauche va utiliser par exemple les subventions aux associations. La gauche préconise les nationalisations et préfère les services publics, qui lui paraissent plus efficaces. Pour le bien de la collectivité, elle n'hésite pas à s'ingérer dans les affaires d'autrui. Du point de vue économique, elle propose la relance par la demande en se basant sur la théorie du multiplicateur keynésien.

  • La droite considère que la profusion de fonctionnaires crée de la bureaucratie qui va finir par casser le jeu des forces spontanées. (Théorie des choix publics) La distribution de subventions peut rapidement s'apparenter à du clientélisme, finissant par créer de l'inégalité en venant brouiller le libre jeu de la concurrence. La droite plébiscite les privatisations, la baisse des dépenses publiques pour éviter une bureaucratie coûteuse à l'état  (L'Etat c'est la grande fiction....) et donc à l'ensemble des citoyens. Les patrons paient leurs employés au maximum de leurs possibilités, malgré leurs contraintes. La droite aime prendre en compte la notion de singularité et se méfie de la loi de la majorité qui n'hésite pas à violer les droits de propriété. Pour la droite "Small is beautiful". Elle est souvent sensible à la notion d'état-nation, voire au nationalisme, pour la droite autoritaire. Une partition lui est envisageable si les deux parties ont des conceptions divergentes.

 

AMUSE-TOI

La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 constate quatre droits naturels fondamentaux : liberté, propriété, sûreté, résistance à l’oppression. Le contrat social invoque l'idée que le souverain puisse être redevable du bonheur de son peuple.

 

  • La gauche exècre tout rapport de domination. Le souverain est responsable du bien-être du peuple. La gauche revendique des droits nouveaux (logement, anti-précarité, santé...).

  • A droite, le souverain est responsable de l'ordre, de la justice et de la sécurité. La droite préfère la notion de contrat de gré à gré plutôt qu'un contrat général. La droite est récalcitrante envers tout droit nouveau, en dehors des droits naturels.

 

INNOVE

Créativité et innovation sont un axe important de différenciation.

 

  •  La gauche aime innover à travers l'organisation sociale. Elle considère que depuis un siècle, sa lutte pied à pied contre le pouvoir a permis de progresser en matière d'acquis sociaux, de progrès du niveau de vie, de sécurisation des statuts pour les travailleurs...

  • La droite sollicite l'innovation individuelle ou entrepreneuriale. Elle considère que le capitalisme a permis de faire grandement progresser le niveau de vie et de diminuer la pauvreté dans le monde.

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 10:46

Dans un livre qui rencontre un bon succès en cette période de Noël "Méditer jour après jour", Christophe André parle de l'acceptation dans les termes suivants (p172):
"Accepter, ce n'est pas dire "Tout est bien" (cela est l'approbation) mais "tout est là, tout est déjà là".

Nous n'avons pas besoin d'aimer une pensée, une situation, une personne ou une expérience pour les accepter. Pas besoin d'aimer, juste admettre que cette pensée, cette situation, cette personne, ou cette expérience sont là: elles existent. elles sont déjà dans ma vie, et il va me falloir composer et avancer avec elles.
L'acceptation, c'est le degré supérieur du lâcher-prise... C'est l'accueil sincère et complet du réel tel qu'il se présente à nous."
Ainsi dans la vie, comme en impro, le oui est un gain de temps et d'énergie qui nous rend plus apte à aborder le présent tel qu'il se présente.

 

http://www.mollat.com/cache/Couvertures/9782913366374.jpg

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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 00:00
Pour le philosophe Michel Foucault, l'histoire est le fait des individus et du hasard. Il n'y a pas de forces prédéterminantes et prédéterminées. C'est la thèse que défend l'historien Paul Veyne* -Audio ici. En ce sens, il reste inclassable et il s'oppose par exemple aux structuralistes comme Pierre Bourdieu pour qui l'individu est le résultat de forces sociales qui le dépassent. * Paul Veyne est l'auteur d'un ouvrage passionnant "René Char en ses poèmes" permettant de décrypter la difficile et magnifique poésie de René Char.
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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 00:00
Ecrire un nouveau message sur le blog, c'est un peu comme lancer une nouvelle réplique à la cantonnade, le partenaire étant ma perception de l'improvisation théâtrale. Après chaque message, je ne sais fichtre rien ce que je vais bien pouvoir raconter la prochaine fois et j'adore le moment où une nouvelle idée vient à l'esprit. C'est les vacances, le maitre de cérémonie vient de marquer la pause. Désormais, il est temps de prendre quelques repos et de se ressourcer. Retour sans doute en septembre.
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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 00:00
Si le mot improvisation était répertorié grâce à son nombre d'occurences par domaine (voir myWikio), celui de la Cuisine emporterait la palme. Du point de vue du lâcher-prise et du laissez-faire, la cuisine de Marc Veyrat innove. La dernière réfection de son restaurant, l'auberge de l'Eridan au bord du lac d'Annecy, ( pas loin de chez moi) transforme le restaurant en un endroit interactif et convivial. La cuisine est au milieu du restaurant, derrière une baie vitrée, et les client peuvent la visiter à tout moment. Manger au restaurant de Marc Veyrat n'est pas un petit bonheur que vous et moi pouvons nous allouer souvent. Par contre, il nous offre sur TV8 MontBlanc avec générosité, quelques-unes de ses recettes. On peut se régaler rien qu'à écouter son émission qui nous montre un art de la cuisine qui sort des sentiers battus, très simple et surtout très souple... Par exemple, j'ai découvert grâce à Marc Veyrat les asperges rôties que j'avais l'habitude de cuire avec la constance inébranlable de l'habitude dans l'eau bouillante...
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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 00:00
"Toute forme de prédiction est une imposture". Voilà un des premiers principes de base de la prospective. Les spécialistes de cette "discipline", rebelles aux opinions dominantes, se libérant au maximum des a-priori, devant l'imprévisibilité de l'avenir font preuve de modestie. Ils ne considèrent pas leur discipline comme une science mais plutôt comme une forme d'"indiscipline". En effet, ils ressemblent aux improvisateurs que nous sommes, nous avons mis au rancart l'anticipation, lors de l'action, car celle-ci nous empêche de distinguer les signes évidents que nous propose le présent. Ils agissent un peu ainsi. Ils anticipent et analysent le futur non pas pour prédire l'avenir mais pour comprendre le présent. Pas de scénarios taillés dans le bronze, ils préfèrent plutôt allumer des feux pour éclairer l'avenir. Pour eux, l'avenir est la raison d'être du présent et l'incertitude, c'est la vie. L'analyse propective, analogue à nos ateliers d'impro, leur permet d'être mieux à même de réagir lors des évènements (analogue à nos spectacles lorsqu'il faut improviser).
Les principes de base de la prospective sont les suivants :
  • Avoir une vision lointaine et large
  • Se méfier des conformismes des idées installées et cultiver le doute
  • Prendre des risques
  • Partager les idées sans les imposer pour les faire approprier par les personnes concernées
  • Communiquer avec transparence
Un des best-sellers de l'année traite de ce sujet."The Black Swan: The Impact of the Highly Improbable." Le livre baptise "Black swan" ces évènements imprévisibles qui remettent tout en cause. L'auteur considère que nous nous intéressons peu aux accidents parce que nous avons un besoin maladif de précision. "Il vaut mieux être globalement juste que précisément faux" And he suggests concentrating on the consequences of Black Swans, which can be known, rather than on the probability that they will occur, which can't (think of earthquakes). But he never makes professional predictions because it is better to be “broadly right rather than precisely wrong”. On écoutera la première demi-heure de cette émission de France-Culture consacrée à ce sujet.
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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 00:00

Pour moi, le noyau dur des principes de l'improvisation est stable quelque soit la discipline. Ses principes se transposent d'une discipline à l'autre, les différences s'exercent sur des nuances. J'ai eu la chance de participer à une émission radiophonique avec plusieurs praticiens de l'improvisation dans un des hauts lieux de l'improvisation corporelle et musicale : L'institut Jacques Dalcroze. Vous pouvez suivre la diffusion de cette émission radiophonique, sur RSR2 "Musiques en mémoire" de Jean Luc Rieder. Les participants étaient : Philippe Cohen, comédien Compagnie Confiture, Manon Hotte, danseuse et chorégraphe, Cecilia Knudtsen, prof. Centre de musique ancienne, Christophe Tournier, Jean-Marc Aeschimann, prof. IJD.

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10 janvier 2008 4 10 /01 /janvier /2008 00:00

L'économie fut sans doute le premier domaine de connaissance à théoriser l'influence positive de forces spontanées. Turgot, ministre de Louis XV, nomme "Laissez-faire" l'action qui consiste à laisser s'exercer les forces du marché sans que l'État intervienne. Plus tard, Adam Smith définit la notion de main invisible. Ce concept toujours d'actualité sera à l'origine de l'essor du capitalisme depuis la période de la révolution française. Au milieu du XIXème, Proudhon avec la notion d'ordre spontané, énonce pour la première fois le concept d'anarchie. Friedrich Hayek, économiste autrichien, prix nobel d'économie en 1974, donnait la définition suivante, "le libéral est celui qui laisse faire le changement, même si on ne peut pas prévoir où il conduira. Il implique, par conséquent, une confiance dans les capacités des personnes à s’adapter continuellement à des conditions changeantes et toujours imprévisibles.». Il remet au goût du jour l'idée de l'utilisation des forces spontanées dans la coordination des échanges. En 1958, en guise d'illustration de la main invisible, à la manière de Bastiat un siècle plus tôt, Leonard Read écrit un texte de vulgarisation qui fait école "Moi, le crayon" dans lequel il reprend cette idée d'une collaboration entre toutes les forces individuelles pour aboutir à la construction d'un objet aussi banal que le crayon. "Il y a quelque chose d’encore plus étonnant : c’est l’absence d’un esprit supérieur, de quelqu’un qui dicte ou dirige énergiquement les innombrables actions qui conduisent à mon existence. On ne peut pas trouver trace d’une telle personne. A la place, nous trouvons le travail de la Main Invisible." Le concept de l'ordre spontané s'oppose à l'idée que la perfection puisse être atteinte par la planification d'un gouvernement centralisé... Aujourd'hui, les débats sur ces questions sont quotidiens et constituent de manière permanente des clivages majeurs en économie et en politique. (Attention, la frontière droite-gauche ne correspond pas au clivage entre ceux qui croient à l'ordre spontané et ceux qui n'y croient pas). Ecouter ce débat sur France-Culture daté du 4 janvier dernier à ce propos... Le prix nobel d'économie 2007 récompense des travaux de recherche, reprenant les travaux de Hayek, tentant de découvrir sous quelles conditions la main invisible serait entravée. Le tableau ci-dessous donne une idée des philosophes anarchistes, libéraux et anarcho-capitalistes qui fondent leurs théories sur l'existence de forces spontanées. On écoutera une conférence cet été sur Bakounine de Michel Onfray (1 et 2). L'internationale socialiste choisit la dictature du prolétariat plutôt que le socialisme libertaire de Bakounine marginalisant les libertaires qui plébiscitaient l'expression des forces spontanées en politique. Il est remarquable que les théoriciens de l'ordre spontané soient nés pour la plupart en France. De Turgot, initiateur de la main invisible, à Jean-Baptiste Say, exilé aux Etats-unis et très influent, à Bastiat inconnu en France et très connu aux USA, sans oublier Proudhon. Aujourd'hui les économistes américains et autrichiens restent les plus fervents partisans de l'ordre spontané.

Thème Anar- chistes
Anar- cho- capita- listes
Libéraux
Etat
Aboli Aboli Minime
Droit de propriété
Non Oui Oui
Libertés indivi- duelles
Oui Oui Oui
Libertés écono- miques
Non Oui Oui
Maîtres Bakou- nine Kropot- kine Stirner Prou- dhon* Makhno Godwin Spooner* Molinari Roth- bard R. Aron Boudon Constant Friedman Y. Guyot F Hayek Jouvenel J. Locke Montes- quieu Tocque- ville Vargas- Llosa Stuart- Mill Bastiat Von Mises Ayn Rand P. Salin JB Say Turgot JB Say Johan Norberg

*considéré parfois comme anarcho-capitaliste

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7 avril 2007 6 07 /04 /avril /2007 00:00

Le darwinisme est une théorie de l'évolution humaine et de l'origine des espèces. On peut lire le Darwinisme comme un dispositif naturel et spontané de progression par tâtonnements fonctionnant sous la forme d'essais, erreurs puis corrections. "Le cas est aussi des plus intéressants, en ce qu'il prouve que, chez les animaux comme chez les plantes, une somme quelconque de modifications peut être réalisée par l'accumulation de variations spontanées, légères et nombreuses, pourvu qu'elles soient avantageuses, même en dehors de toute intervention de l'usage ou de l'habitude." Darwin Le darwinisme propose une vision adaptative de l'homme face à son environnement. Il s'oppose au créationnisme qui suppose que dès l'origine de l'humanité un grand ordonnateur ait préparé et planifié à l'avance toutes les potentialités des êtres vivants. Sur Wikipedia : Le darwinisme et le créationnisme :

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