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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 00:00
A propos du dernier article de Ian sur l'impro à Lyon. J'ai passé une partie de la dernière nuit au Festival Spontaneous à Lyon. Ce festival est sans doute le plus innovateur en France actuellement. Pendant cette nuit, les joueurs (tous chevronnés) ont tenté quelque innovation dans le choix des défis. Par exemple comédie musicale, histoires... J'ai particulièrement apprécié le fréquent recours à la narration et le temps pris par les improvisateurs pour aller au bout de leur défi. Il est vrai que lorsque vous avez toute une nuit devant vous pour jouer, lorsque vous prenez le temps d'un silence, lorsque vous entamez une narration, personne ne saute sur scène pour parasiter votre jeu et vous proposer une "meilleure idée". Toutes les options vous sont donc ouvertes. Vous avez enfin tout le temps de tenter quelque chose. Et cette sensation est particulièrement agréable autant pour les joueurs, que pour le public.
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Published by Christophe Tournier - dans Atelier d'impro
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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 00:00
Le cygne noir, dont j'avais parlé en février est devenu un best-seller. Ce livre nous enseigne l'humilité face à nos connaissances. L'auteur, Nicholas Taleb utilise la parabole de la dinde. Celle-ci pendant 1000 jours acquiert plus de confiance en son bourreau. Pour la dinde, à l'apogée de sa confiance, le cygne noir arrive, elle passe sur le grill. L'avenir est toujours plus fou que ce que le présent nous enseigne. Nous avons chaque jour plus d'a priori face au monde et le monde nous réserve les plus grandes surprises. En ce sens, l'improvisation nous enseigne l'improbable. Nicolas Taleb a remarqué que les plus grands experts sur un sujet ont statistiquement moins de chances de prévoir le futur que le chauffeur de taxi lambda. Pourquoi? Parce que leurs théories les empêchent parfois de regarder le monde en face. En ce sens, la percussion que nous enseigne l'impro: "N'anticipe pas", "Regarde sans a priori" pourrait faire oeuvre salutaire. On écoutera l'interview de Taleb ici.
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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 00:00
Le match d'impro conçu comme un jeu de société. Excellente idée! Vivement Noël!
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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 00:00
Obama vit dans les faubourgs de Chicago, tout près des premières tentatives de jeux improvisés réalisés par Viola Spolin. Il était frappant de constater au cours des débats télévisés la différence de comportement entre les candidats. Pendant que Obama parlait, Mccain relisait ses notes et ne semblait pas écouter son adversaire. Obama, pendant les monologues de McCain restait calme et ne semblait pas dispersé. Pour Mike Bonifer du Huffingtopost, McCain a donné l'impression de suivre un script. Ce script quelquesoit les évènements ne pourrait différer profondément de celui déjà connu. Extraits: "Dans le passé, le succès est venu de la capacité à appliquer une séquence prédéterminée. Aujourd'hui notre succès dépend de notre faculté d'improvisation. Ceci est la différence la plus fondamentale entre la vision du monde de John McCain de celle de Barack Obama. Elle transcende des idéologies politiques, les histoires personnelles et les promesses de campagne. Obama est un improvisateur. McCain lui, suit son script. Pour cette raison seule, Barack Obama est plus capable que John McCain de devenir président. Pour n'importe quelle organisation comme le gouvernement des États-Unis qui a une présence significative dans le monde, l'improvisation est essentielle. La communication pertinente, l'apprentissage permanent et la transformation constante sont les pierres angulaires de l'innovation et de l'évolution. McCain, par comparaison, vacille erratiquement de scène en scène comme un acteur dont le texte se réécrit tandis qu'il est sur scène. C'est en fait, exactement ce qui se produit. En improvisant au lieu de suivre une séquence prédéterminée, Obama et son équipe peuvent rester agiles, fonctionner plus librement et authentiquement, et inviter la participation et l'esprit d'entreprise qui sont essentiels au succès à l'âge d'internet. En se limitant à ce qui est écrit dans son script, McCain rétrécit ses options pour résoudre les problèmes et manque les possibilités qui viennent à sa rencontre. L'élection de John McCain comme président serait comme jouer un jeu qui a seulement un effet possible. Ce ne serait pas un jeu du tout. Ce serait une difficulté. Une escroquerie. Une autre administration Bush. L'improvisation exige que les lecteurs traitent la réalité qu'ils affrontent. Elle fait d'Obama un meilleur auditeur, plus sensible à la préoccupation de l'électorat, et cela signifie qu'il ne dépense pas de l'énergie à vendre les fictions préconisées par un script écrit à l'avance. La séquence type de John McCain est une histoire que lui et ses supporters voudraient voir devenir réalité. McCain et son équipe, comme tous les faiseurs d'histoires, perdent du temps et de l'énergie afin d'adapter leurs récits et récrire l'histoire afin qu'elle corresponde aux événements inattendus. Tous ces efforts détournent l'attention de la résolution des problèmes présents. Les votants peuvent dire tout ce qu'ils veulent des mérites du récit de McCain face à Obama. Ces arguments sont secondaires au fait que ces jours-ci, les récits préétablis de McCain sont trop rigides et dogmatiques pour s'adapter à la réalité. C'est cette raison principale qui fait que, qu'importe les intentions, McCain fera un président inefficace. Comme bons improvisateurs, Obama et son équipe peuvent changer la donne de sorte qu'il ne s'inclinent pas face au jeu tel qu'il se présente à l'instant. Ils peuvent façonner une administration qui réponde plus rapidement, communique plus clairement, apprend rapidement, et exécute sans tous ces sous-entendus qui caractérisent la politique actuelle à Washington. Et la promesse derrière est cette transformation. John McCain, ce joueur pas si pauvre se pavanant et se rongeant à travers la scène nationale, n'a pas ce potentiel. Tout qu'il peut faire est d'exécuter la même séquence écrite par Karl Rove et qui a été portée par huit ans de mauvaises performances par l'association Bush-Cheney. Il peut fabriquer toutes les ingénuités qu'il veut. Il ne changera pas le fait que nous avons déjà vu ceci auparavant."
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Published by Christophe Tournier - dans Impro au quotidien
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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 00:00
Ben Stiller n'aime pas écrire des films et en tant que réalisateur, il laisse s'exprimer les acteurs. Il nous renseigne sur sa façon d'utiliser l'impro pour le cinéma. "J'ai fait beaucoup de prises avec plusieurs caméras. Robert Downey ou Jack Black sont tellement bons. Il y a eu énormément d'improvisation sur le tournage. On tournait avec plusieurs caméras car parfois il y avait beaucoup d'acteurs dans le plan et il fallait capturer le moment où il se passait quelque chose de spécial." Néanmoins, ces improvisations se basent au mieux sur des canevas ou un rôle parfaitement ébauché. "Les acteurs ont effectivement apporté énormément. Mais il faut leur donner un rôle déjà bien écrit de façon à ce qu'ils puissent l'améliorer, le modifier. L'improvisation est meilleure lorsque l'on a des idées claires au départ. Sinon cela ne marche pas."

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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 00:00
Le livre de Carol Hazenfield « Acting on impulse » est intéressant, donnant au praticien nombre d’exercices à reprendre et ainsi qu’une théorie consistante sur l’improvisation. Néanmoins, ce livre s’avère passionnant non pas seulement pour sa liste d’exercices, mais plutôt pour ce qu’il semble annoncer entre les lignes, ce qu’il dessine du paysage de l’impro aujourd’hui et ce qu’il ébauche pour le futur.
"À peu d'exceptions, les spectacles d'improvisation ressemblent à des succédanés de comédies de situations, se composant des sketchs bien moulés avec des personnages en carton-pâte. Les improvisateurs travaillent des heures entières pour paraître confiants et tranquilles quand quelque chose d’inattendu se produit sur scène, adoptant des attitudes distantes et ironiques pour se protéger du risque." « Vous avez le choix quand vous improvisez. Vous pouvez aller sur scène utilisant votre carapace ironique et jouer en toute sécurité, ou vous pouvez pénétrer dans l’inconnu et partager avec l’auditoire. Si vous choisissez cette deuxième voie, vos alliés les plus sûrs seront le silence, l’immobilité et la simplicité. Ces trois piliers permettent de vous appuyer sur les impulsions qui vous animent, et de jouer avec vos intuitions avec force. » Carol Hazenfield semble rejeter une improvisation de carton-pâte, rapide et jouant uniquement des ressorts comiques. Elle insiste sur une improvisation fondée sur l’intuition personnelle de l’acteur et sur son authenticité. « Slow down, simplify and speak the truth »
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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 00:00
A propos de l'article de Nabla dans le Caucus... Le rejet des règles que propose Mick Napier s'inscrit dans une dynamique particulière de l'histoire de l'improvisation aux USA. Celle du rejet des écoles d'improvisation classiques (Second City par exemple) qui tracent leur voie depuis des années sans se remettre en question. Le principe par exemple du "Make your fellow looks good" aussi altruiste soit-il est parfois ressenti commme un carcan. Il est parfois bon de remettre en question les règles ou ce qu'on croit tenir pour vrai. Ces vérités ne sont souvent que le produit d'interprétations. D'une formation scientifique, je ne tiens que peu de choses pour vérité ultime. Dans le meilleur des cas, nous sommes en face d'un modèle qui ne peut être érigé en vérité, mais qui est le moyen optimal d'appréhender la vérité à un moment donné. J'ai proposé un onzième principe de l'impro consistant à envoyer tout par-dessus bord si nécessaire. Ce serait sans doute le moins discutable de tous. Au fur et à mesure que j'avance en impro, il y a nombre de choses qui s'obscurcissent et les moindres détails posent question. La règle du oui avec ses contingences me paraît aujourd'hui assez claire. Si vous avez envie de dire non, dîtes le. Il y a une dichotomie entre le personnage et l'acteur. Le personnage a tous les droits, c'est l'acteur qui dit oui. Oui à la continuité de la scène. Si le personnage dit non à un type qui lui veut du mal, il est logique et l'acteur dit oui à l'expression d'un dilemme possible que le méchant tueur pourra mettre en jeu ou à celui du jeu du chat et de la souris entre deux protagonistes. Si le personnage dit oui, "fais-moi mal", l'acteur a respecté le dogme mais le personnage est ridicule sauf scène de dérision. "Ne pas imposer son idée" : Là encore, je rejoins Nabla. Je me souviens avoir été sifflé en match pour avoir donné un nom à mon partenaire. Nous tâtonnons encore dans cette discipline en évolution qu'est l'impro. Les questions sont un faux problème et il a été résolu par Keith Johnstone, on a tout à fait le droit de poser des questions sauf si ces questions sont un refuge, une manière de ne pas s'engager... Les règles ont une dynamique, elles s'adressent le plus souvent aux débutants. Elles sont une manière de politesse entre les joueurs. « Dis merci ! » On est plus rigoureux avec les enfants en ce qui concerne ces règles. En plus d'être une faute de goût, lorsqu’un joueur propose "Allons nous farcir les chèvres" à son partenaire, ceci est une faute de rudesse sauf si les deux joueurs sont complices et participent ensemble à une méta-impro du style "je vais te mettre dans l'embarras et je vais bien me marrer. Comme on se connaît bien tu pourras en faire autant!". Une autre règle que nous pouvons nous amuser à défier : "La première idée qui vient à l'esprit". C'est une règle typique pour les débutants afin de les mettre en confiance. Après, pour les autres, cela reste à discuter...
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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 00:00
Taux d'impro par type de spectacle Vous trouverez ci-dessus un petit modèle calculant le taux d'improvisation d'un type de représentation donné. Ce taux est en quelque sorte un niveau de risque sur un projet théâtral quand on ne reconnaît pas la spontanéité comme un élément moteur. On affiche dans un barême de 1 à 6 les niveaux de préparation sur chacune des dimensions (acteur, mise en scène, écriture). On pondère le jeu d'acteur d'un facteur 2 et l'écriture d'un facteur 3. Théâtre formel : si la mise en scène et l'écriture tirée du texte théâtral sont préparées en détail dans le théâtre moderne, l'acteur donne plus facilement libre cours à sa spontanéité. C'est sa faculté de revivre les mêmes événements au présent qui lui confére sa véritable qualité d'acteur. Impro à canevas : Dans l'impro à canevas comme dans la commedia dell'arte, l'acteur connaît son personnage, grossièrement les enchaînements. Reste l'écriture qui elle, est improvisée. Si ce n'est avec l'habitude quelques bribes de texte qui peuvent être reprises. Impro avec ébauche de canevas : Le canevas est connu mais peu maîtrisé par les joueurs, l'écriture est à la discrétion de l'acteur. Improvisation totale : Il n'y a rien de défini à l'avance si ce n'est une ébauche de mise en scène, un cérémonial. Par exemple, le public définit les thèmes sous forme de suggestions. Les acteurs ne réinventent pas toujours leur personnage sur-le-champ, ils réutilisent des personnages extraits de leur galerie personnelle. C'est pourquoi dans les spectacles d'impro, la dimension acteur n'est pas forcément à 0 en terme de préparation. Les comédiens de l'art avaient minimisé le risque en travaillant le jeu d'acteur à travers le masque dévolu à un seul. La mise en scène était maîtrisée grâce à un canevas serré. Il restait surtout l'écriture comme facteur de risque. Au XVIIIème siècle, les pièces de Marivaux ou Goldoni étaient entièrement écrites. Il ne restait aux acteurs qu'à improviser leurs lazzi à des moments précis de pause dans le texte.
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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 00:00

 

Le mot improvisation est souvent utilisé voire galvaudé. Parfois nous nommons impro ce qui n’en est plus ou peu. Afin de mieux cerner le processus de création, voici ici tenté de définir une typologie de spectacles d’improvisation. 1. L’improvisation totale (sans canevas) Dans ce cas, l’improvisateur démarre tout au plus avec une idée, un point d’ancrage qui va lui permettre de prendre un bon départ. Cette idée initiale lui permet de tenir quelques secondes, mais très vite, il devra faire face à son inspiration. L’arc de l’histoire se construit au fil de l’impro. Tout ce qui se passe est laissé à la providence de l’improvisation. L’histoire se construit pas à pas, organiquement, jusqu’à la chute elle-même. Elle est la forme d’improvisation la plus pure. 2. L’improvisation avec ébauche de canevas Ce type d’improvisation est similaire au précédent, mais le canevas est décliné quelques heures ou quelques minutes avant la représentation. Les comédiens le maîtrisent à peine car il est joué pour la première fois. Ils ont par rapport à celui-ci un sentiment d’insécurité. D’autant que ce canevas offre encore quelques trous qui peuvent être remplis par de l’improvisation pure. L’improvisateur adore ces défis de dernière minute. Une improvisation dont le canevas ébauché a déjà été joué une fois, devient, en cas de réutilisation, une improvisation avec canevas préconçu. Les improvisations des spectacles de match d’impro grâce au « coaching », qui fixe le point de départ ou une grande partie de la trame dans les vingt secondes de caucus qui précèdent, oscille entre l’impro totale ou l’ébauche de canevas. 3. L’improvisation avec canevas (préconçu) Cette forme d’improvisation s’apparente à celle qui était utilisée par les masques de la commedia dell’arte. Un canevas connu à l’avance était affiché dans les coulisses. En respectant celui-ci, les comédiens laissent libre cours à l’invention. Le canevas évite à l’improvisateur de se concentrer sur le scénario. Il prend alors moins de risques dans la construction et peut en prendre d’autres dans son interprétation en se reposant sur le canevas. La plus grande difficulté de cette forme d’improvisation est d’éviter la reproduction et donc le mauvais théâtre. Il faut à l’improvisateur conserver la possibilité de l’inattendu. Si le texte est figé, il n’y a plus la moindre improvisation. Nous entrons dans le domaine du théâtre. Dans un prochain message, nous tenterons d'approcher plus précisément ces typologies en les approchant sous l'angle de la mise en scène, du jeu et de l'écriture. 4. Le Théâtre Même si au cours des répétitions, les comédiens ont utilisé l'improvisation pour arriver à une forme finie. La représentation est réglée. Texte, mise en scène sont dans un état stable. L'improvisation théâtrale est très faiblement utilisée. Nous sommes ici comme dans les improvisations avec canevas dans "un art à deux temps". Voir ici. Différents types d'improvisation
Échelle des types d’improvisation jusqu’au théâtre…
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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 00:00
On me faisait remarquer un jour qu'un spectacle d'impro ne devait pas ressembler à un happening**. Les improvisateurs cherchent le plus souvent à blinder le spectacle et le cérémonial, de peur de passer pour de simples amateurs, surtout par rapport au théâtre formel. Pourtant, si le happening devrait avoir droit de cité, c'est bien dans le spectacle d'improvisation. Avec le temps, lorsque l'improvisation théâtrale se sera prouvé sa maturité, on peut imaginer qu'elle pourra revenir à une plus grande prise de risques, ce qui fait son essence. De la même façon, les improvisateurs ne craignent qu'une chose, c'est le bide. Néanmoins, s'il y a un spectacle où le bide devrait être admis, c'est bien l'improvisation théâtrale. Keith Johnstone feraille dur à mettre en lumière cette idée. Prenez-vous des bides, d'accord mais gardez votre bonne humeur. Attendez le retour de la grâce qui est capricieuse et ne vous formalisez pas si elle s'en va. De même, quand elle vous habite, considérez que vous n'y êtes pour rien. **HAPPENING, substantif masculin -Spectacle qui, se déroulant aussi bien dans la rue, prend la forme d'une improvisation qui cherche à provoquer la réaction spontanée et créative des spectateurs.
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  • : Christophe Tournier, auteur du manuel d'improvisation théâtrale, vous fait partager ses explorations dans le monde merveilleux de l'improvisation théâtrale.
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