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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 00:00
On écoutera l'émission sur les joutes poétiques improvisées et la belle histoire du jeune Giuseppe entré de manière impromptue dans la cour des grands poètes improvisateurs. Voir ici et ..
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Published by Christophe Tournier - dans Scène - Théâtre
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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 00:00
Simone Forti est née en 1935. Aujourd'hui encore, elle ne cesse de danser et improviser (le 5 mai à Marseille). Au début son travail s'inspirait des gestes et poses animalières. "Je voulais me considérer comme un vertébré parmi d'autres. Les observer,se mouvoir m'aidait à comprendre mon propre mouvement d'une manière très élémentaire... Voilà mon corps, voilà comment je bouge." Ensuite elle a commencé à ajouter la parole à ses chorégraphies improvisées. "En 1985, j'ai commencé à pratiquer une danse/forme narrative dont les mots et le mouvement pouvaient jaillir spontanément d'une source commune." Elle a pratiqué ce qu'elle a nommé : News Animations c'est à dire les actualités dansées; Son corps donnant un nouveau relief aux informations quotidiennes. Pour ne pas tourner en rond avec l'improvisation, elle s'est inspirée de sources extérieures : "Il me semble que trop de danseurs privilégie la conscience sensorielle. Or l'improvisation n'a de sens que si elle reste ouverte à ce qui nous environne."
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Published by Christophe Tournier - dans Scène - Théâtre
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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 00:00
La dextérité de l'acteur-improvisateur est souvent à son avantage. Comme le soulignait Jacques Lecoq en parlant de ses méthodes d'apprentissage : "Nous passons rapidement de l'un à l'autre, un peu comme ces grands acteurs de cinéma qui peuvent parler de choses banales en coulisses, puis entrer immédiatement dans leur personnage pour une prise et revenir ensuite à leur conversation." Néanmoins, il y a un risque : celui de la superficialité. En effet, à force de jeu court où à peine le personnage endossé, il faut en changer, l'improvisateur peut s'user, se répéter... L'acteur de théâtre formel passe des heures à s'imprégner de son personnage, de son physique, des circonstances de sa vie possible, sous le regard du metteur en scène. A l'inverse, le personnage improvisé est comme une hirondelle qui s'est posé sur l'épaule; à peine le temps de se retourner, elle s'est envolée. Une émotion à peine ressentie et partagée, l'improvisateur doit en changer. Le jeu rapide dilue l'émotion. La fréquence des improvisations courtes, la vitesse de jeu poussée par le goût de la réplique plutôt que par celui de la vérité du personnage peuvent aider à la création d'un personnage superficiel chez l'improvisateur. Il lui faut donc être vigilant, prendre ses personnages au sérieux. Leur donner dans la porte entrebaillée d'une impro de quelques minutes plusieurs dimensions : une voix, un corps, un but... Une solution encore: s'offrir des improvisations plus longues pour apprendre à vivre avec un personnage moins volatile...
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Published by Christophe Tournier - dans Atelier d'impro
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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 00:00
Après une longue période "johnstonienne", où je me suis très inspiré des exercices de Keith Johnstone dans mes ateliers, je m'intéresse beaucoup à Spolin. Ses exercices m'ont paru au début difficiles à partager et à mettre en place. Je crois l'avoir mieux compris aujourd'hui et j'ai pu élargir ma palette d'exercices. Par exemple, l'expression corporelle que nous délaissons parfois est fondamentale chez elle. Elle rejetait toute approche compétitive pour une raison intéressante: la compétitition peut remettre en selle le jugement critique et nuire à la progression de l'acteur. Cette découverte de Spolin me permet de mettre plus en lumière la méthode originale de Keith Johnstone. Celle-ci consiste à explorer de façon jubilatoire, la pure mécanique de la spontanéité, le bonheur de jouer et d'improviser comme si une force extérieure à l'acteur le conduisait! Celle de Spolin est dans la lignée de l'histoire du théâtre européen: retrouver la spontanéité et l'appréhender comme un moteur essentiel de l'acteur du théâtre formel. Malgré le texte et la mise en scène préconçus. J'ai éprouvé avec intérêt la conception de l'espace de Spolin. L'acteur s'appuie sur ce qu'elle appelle la substance de l'espace. A la manière d'un poisson dans l'eau qui profite de sa densité et de ses courants pour soutenir ses mouvements. Dans l'immensité de la scène, l'espace vide n'est ainsi pas hostile à l'acteur, il peut y puiser un nouveau soutien en lui donnant vie. L'acteur se coule dans l'espace à la manière d'un danseur.
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Published by Christophe Tournier - dans Atelier d'impro
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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 00:00
Au début du XXième siècle Jacques Copeau (le Stanislavski français) décide de créer une école de théâtre nouvelle et innovante..."Nous voulons former des comédiens complexes auxquels rien de leur art ne soit étranger, aptes à toute exigence de leur métier, des comédiens qui soient en même temps, comme les Italiens du XVIème siècle , chanteurs, danseurs, musiciens, jongleurs, acrobates, et même improvisateurs." Cette école influencera durablement le théâtre français. L'improvisation est une des pierres de touche de l'enseignement :"Mais l'improvisation est un art qu'il faut apprendre. L'art d'improviser n'est pas seulement un don. Il s'acquiert et se perfectionne par l'étude. Il florissait en Italie et en France, il y a plusieurs siècles. Est-il complètement mort et pouvons-nous le ranimer?" En échangeant avec Jouvet, il propose la technique suivante basée sur l'improvisation calquée sur un style comme celui de Molière: "On leur retire le texte de dessous les pieds comme un escabeau - pour voir ce qu'ils savent faire." Charles Dullin tâtonne lui aussi de son côté et décrit cette technique ainsi:"Je lui fais lire une scène de Molière. Et lorsqu'il l'a lue deux ou trois fois, au lieu de lui faire répéter le texte, je lui fais jouer le personnage avec un texte à lui; les mots lui viennent naturellement et je crois que c'est là un excellent moyen de développer ce goût de l'improvisation, en le nourrissant d'une matière première qu'il brode à sa fantaisie"
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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 00:00
On écoutera le morceau "The Man I love" avec Miles Davis et Thelonius Monk. Lors de la première prise, Monk fait quelques facéties en faisant semblant de se mélanger les pinceaux avant de reprendre le rythme. "Monk feigns confusion with the double meter and then miraculously finds his place precisely at the point during the bridge where the lyrics refer to someone finding someone." Voir commentaires et musique ici. Lors de la seconde prise, Monk plonge ses partenaires dans un abîme de perplexité en arrêtant totalement de jouer. Il détourne brutalement cette seconde improvisation de son train-train en désarçonnant ses partenaires. Il créé ainsi quelques secondes mythiques dans l'histoire du jazz. Voir Une minute mystique de jazz. Voici quelques commentaires pour ceux qui veulent suivre "Un chef d'oeuvre parmi les chefs d'oeuvre, la deuxième prise du The Man I Love de Gershwin. Miles joue le thème à sa façon, sobrement, avec peu de notes, accompagné par le contrechant de Milt Jackson. Nous sommes dans le jazz cool. Monk bien sûr ne joue pas. A 2'13, Milt Jackson joue le pont et emporte le morceau vers d'autres contrées, celles du swing. Monk apparaît par enchantement, en retrait, appuyant la rythmique. A 4'55, Monk commence son solo, au ralenti, puis s'éteint, et s'arrête de jouer, laissant seuls contrebasse et batterie sur plusieurs mesures. Là, nous ne savons plus où nous sommes. A 5'40, Miles envoie quelques notes interrogatives, comme un appel ("tu fous quoi, Thelonious ?"), et Monk enchaine de suite, en osmose complète avec la trompette de Miles. Reprise du thême par Miles, Milt Jackson en contrechant, et coda par Miles. Ouf ! 7'57 de musique gravées pour l'éternité." On écoutera ici un enregistrement (tronqué) de cette seconde prise.
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Published by Christophe Tournier - dans Impro au quotidien
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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 00:00

On écoutera l'émission consacrée à Stanislavski animée par Marie-Christine Autant-Mathieu auteur du dernier livre en français sur Stanislavski. Les archives soviétiques s'ouvrent peu à peu et Stanislavski est encore à découvrir. Elle insiste sur les errements multiples qui affranchissent le système stanislavskien de toute attitude doctrinaire et bien d'autres choses...

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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 00:00

"Les entreprises privées ne savent pas bien gérer les individus qui participent à l'effort collectif." Tel était un des arguments avancés par les auteurs de "Organizational Improvisation". L'art de l'improvisation a des choses à apprendre à l'art du management. C'est le propos de la conférence du 26 février à Lyon. La gestion de projet de développement d'applications informatiques s'en inspire parfois sans jamais la nommer. Pour Alain Asquin qui donne cette conférence "Entre le gazeux et le cristallin, il y a le liquide. C'est cet état que devraient chercher les organisations, une organisation fluide qui tolère une certaine forme de désordre qui est la source du mouvement."   On pourra relire ce texte de Mary Crossan qui résume en partie la question de l'impro en entreprise.

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Published by Christophe Tournier - dans Impro organisationnelle
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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 00:00

On consultera sur youtube cette intéressante vidéo en trois parties sur l'histoire du match d'impro au Québec

Résumé graphique de l'histoire de l'improvisation théâtrale présentée dans le manuel d'impro
Histoire de l'improvisation théâtrale
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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 00:00
Nous avons collaboré (François Briard et moi-même) le premier mois (voir les exercices jusqu'au 30.09) avec Seth Weitberg, formateur délégué par Charna Halpern. Dans cette phase, Seth avait la responsabilité de mener l'équipe à délivrer un spectacle en public. Nous avons donné le premier mois de formation en tentant de faire passer au mieux les consignes que Seth égrenait depuis Chicago. L'équipe, constituée de nombreux débutants, s'est montrée courageuse face au public. Elle a continué dans cette verve jusqu'au spectacle final composé d'improvisations courtes qui s'apparentait à un catch impro (2 équipes de 3). Les catégories proposées étaient : traduction du Charabia, alphabétique, improvisations libres après un monologue, "Freeze Tag" ou zapping, "New choice", "Conducted story" à quatre joueurs, Auditive avec deux joueurs, "Cocktail Party". Après 4 mois, l'équipe joue avec audace, sans caucus préalable, sans angoisse ni peur du jugement. Cela correspond aux objectifs que nous nous étions fixés avec Seth.
L'équipe du CERN en répétition avant le spectacle
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Published by Christophe Tournier - dans Atelier d'impro
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  • : Christophe Tournier, auteur du manuel d'improvisation théâtrale, vous fait partager ses explorations dans le monde merveilleux de l'improvisation théâtrale.
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