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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 00:00
En allant faire un tour au Mondial d'Improvisation et en me délectant de la qualité du spectacle, je me suis fait la réflexion des récentes évolutions du Match d'impro. Si le Catch Impro est un concept dérivé du match, il influence les matchs en retour. En effet le nombre de joueurs a diminué depuis bien longtemps. Les improvisations du Mondial sont minutées sur la base de trois échelles de temps : courte, moyenne, longue. Il est ainsi laissé le choix à l'arbitre de clore l'impro. Le spectacle n'y perd pas au change. Une des particularités du Match reste de permettre des impros avec un grand nombre de joueurs, et de pouvoir réaliser des effets de groupe. Ces aménagements de la règle n'empêchent en aucune manière l'expression de ces particularités du Match d'Impro.
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Published by Christophe Tournier - dans Scène - Théâtre
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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 00:00
Les mots liés à l'improvisation et à la spontanéité manquent parfois. En voilà deux, un peu vieillis et peu souvent employés... Improvisade : Locution adverbiale À l'improvisade. À l'improvisade. De manière improvisée Le peintre se saisit donc de ses pinceaux « à l'improvisade » dans l'espoir de cueillir au vol la minute heureuse (VLADIMIR JANKÉLÉVITCH ) Primesautier : Adjectif et substantif (Celui, celle) qui parle, décide, agit d'une manière spontanée, impulsive. Qui exprime une spontanéité, une vivacité de trait, de style. Je crois distinguer deux espèces d'imaginations : (...) l'imagination ardente, impétueuse, primesautière, conduisant sur-le-champ à l'action, se rongeant elle-même et languissant si l'on diffère seulement de vingt-quatre heures. (STENDHAL)
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Published by Christophe Tournier - dans Impro au quotidien
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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 00:00
Si le système de Stanislavski est universellement reconnu dans le monde du théâtre, l'histoire oublie parfois l'expérience radicale de Jacques Copeau. Celui-ci, au sortir de la Première Guerre mondiale envisage de ressourcer le théâtre. Pour cela, il s'éloigne des textes du répertoire et se fonde en particulier sur l'improvisation et l'exploration des styles comme ceux de Molière ou Shakespeare. Rendons ce crédit à Jacques Copeau qui, d'une certaine manière, revitalise complètement le théâtre français au début du XXème siècle avec une pédagogie fondée sur l'improvisation (à tel point qu'il se désintéressera des textes pendant quelque temps). Voir cet article de Michel Saint Denis.
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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 00:00
Au cours de ses concerts, la passion de la grande pianiste vénézuélienne Gabriela Montero est l'improvisation. Elle demande alors des suggestions à son public, le fait chanter, s'accroche à quelque mélodie puis improvise. Alors son orchestre et le public exulte... "I connect to my audience in a completely unique way - and they connect with me. Because improvisation is such a huge part of who I am, it is the most natural and spontaneous way I can express myself. I have been improvising since my hands first touched the keyboard, but for many years I kept this aspect of my playing secret. Then Martha Argerich overheard me improvising one day and was ecstatic. In fact, it was Martha who persuaded me that it was possible to combine my career as a serious 'classical' artist with the side of me that is rather unique." Exemple ici avec une vieille chanson allemande, sur Happy Birthday et sur Piaf...
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Published by improse - dans Scène - Théâtre
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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 00:00
La danse improvisée qui accompagne l'improvisation verbale produit des résultats surprenants pour des gens de théâtre et acteurs habitués comme nous à se tenir pied à pied et bien campés dans nos personnages. On y découvre une esthétique nouvelle où les évolutions corporelles apportent une nouvelle dimension au texte. Voici un exemple de performance improvisée ici inspirée par les techniques de Simone Forti.
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Published by Christophe Tournier - dans Atelier d'impro
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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 00:00
L'improvisation est à l'honneur dans ce haut-lieu de l'histoire des arts de la musique et du théâtre, l'institut Jacques Dalcroze. Chacun y trouvera sa part dans ces 5 heures de discussions passionnantes sur le sujet de l'improvisation conduites brillamment par Jean-Luc Rieder sur RSR Musiques en mémoire Espace 2. De mon côté, j'ai fortement apprécié les moments suivants. Dans la première conférence sur le travail préparatoire à l'impro du philosophe Philippe Grossos, l'anecdote de la sirène est particulièrement intéressante. Elle illustre la notion d'évènement imprévu. J'ai découvert également à travers Rainer Boesch, pianiste improvisateur, que si l'exercice du miroir était aussi universellement répandu en danse et en théâtre, il l'était également en musique car il permettait aux musiciens de se rencontrer. Témoin, cette petite anecdote de Rainer Boesch où le simple fait de jouer la même chose qu'une musicienne japonaise a permis aux deux musiciens étrangers l'un à l'autre de se "connecter".
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Published by Christophe Tournier - dans Impro au quotidien
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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 00:00
France-Culture nous propose quelques émissions sur l'histoire du théâtre. Les émissions sont pédagogiques et tentent de nous donner un aperçu de l'approche des grands maîtres du XXème. Les écrits de Stanislavski grâce à l'ouverture des archives russes sont en cours de retraduction. Stanislavski est donc soumis à une complète réétude. 21 octobre 2009 Konstantin Stanislavski ( 1863-1935) - Les interventions de Blanche Salant sont particulièrement éclairantes dans cette émission. Stanislavski recherche l'état créatif de manière à pouvoir rejouer avec la même intensité, avec subtilité et nuance. Le thème de la réactivation et de la mémoire sensorielle prend un peu trop de place dans l'émission alors que cette pratique éculée correspond au cliché de la méthode Stanislavski. Ce sont plutôt les Américains avec l'Actor's studio qui en ont fait une technique fondamentale alors que cette notion était considérée comme dépassée par ses disciples et par le maître lui-même. 9 septembre Meyerhold - Meyerhold, c'est le corps physique prenant le pas sur les mimiques psychologiques de Stanislavski. L'acteur est un acrobate et le texte est un geste... vocal! Autres émissions : 7 octobre 2009 Jean Vilar, vu par ses partenaires 23 septembre 2009 Edward Gordon Craig ( 1872-1966), père de la marionnette
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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 00:00
Dans son livre Souvenirs et notes de travail d'un acteur, Charles Dullin au milieu du siècle dernier, élève de Copeau, décrit ce qu'il entend par méthode d'improvisation. La description de sa méthode occupe une place importante dans son court livret. La première partie est purement sensorielle. Il cherche à éveiller l'écoute, les capacités d'observation...

1. La voix du monde - les cinq sens

Combien d'acteurs savent « écouter »? C'est au moins aussi important que de savoir parler. Les exercices d'impro vont ouvrir les yeux de cet élève sur une des lois fondamentales de notre art dont la méconnaissance est à la base de toutes ces gau­cheries ; ressentir avant de chercher à exprimer, « regarder « et « voir » avant de décrire ce qu'on a vu, « écouter » et « entendre » avant de répondre à un interlocuteur. Regardez un paysage... Suivez le vol d'un oiseau dans l'espace. Observez un. insecte... Ecoutez des cloches, au loin. Ecoutez le pas de quelgnffÉjà qui se rapproche de vous. Sentez un parfum agréable. Respirez l'air frais du -matin. Sentez une odeur désagréable. Eprouvez la chaleur de i*eau avec votre main. Touchez une étoffe rugueuse. Savourez un fruit que vous cueillez à ù« arbre Goûtez des vins de différents crus. Buvez un breuvage amer. Il développe ensuite des exercices de mémoire sensorielle

2 De la voix du monde à la mémoire sensorielle

Mais voilà que ce paysage que vous regardez, évoque un souvenir d'enfance et vous entrez dans une mélancolie passagère. Ces cloches que vous entendez vous rappellent le glas des funérailles d'un être cher. Ce parfum que vous respirez vous pensez à le donner à une amie, etc.. « La Voix du Monde » va faire surgir la voix qui vient de l'intérieur de l'individu que nous appellerons « Voix de soi-même Il propose ensuite des exercices d'improvisation de complexité croissante mettant l'acteur en situation.

3. Impros de Situation

Il est important d'éviter la crispation qui vient le plus souvent de la préocuppation que l'acteur a du public. L'élève alors ose. Cet exercice d'ensemble permettra d'ouvrir: les yeux, de l'élève sur une foule de problèmes: la décontraction musculaire, la marche, l'attitude, le rythme, le regard qui après avoir scruté le monde extérieur se tourne vers le monde ïntérieur. 1° Deux amoureux arrivent sur scène ; ils marchent tendrement enlacés ; ils respirent la confiance, la joie intérieure sans mélange ; tout est beau autour d'eux. Us viennent s'asseoir sur un banc adossé à un grand mur nu. 2° Derrière ce mur imaginaire il y a la cour d'une prison. Des prisonniers, conduits par un gardien viennent y tourner en rond. (Silhouettes des prisonniers, du gardien, atmosphère.) 3° Les amoureux s'aperçoivent du lieu où ils se trouvent. 4° La ronde continue. 5° L'homme monte sur le banc pour regarder par­dessus le mur. Impression pénible qui se communique à la jeune fille, sans qu'elle ait osé regarder. 6° La ronde continue, sinistre. 7° Cette détresse humaine rapproche un instant les amoureux, un peu plus encore, mais elle jette sur leur joie un voile de tristesse. Tout s'enlaidit autour d'eux. Ils s'éloignent silencieux. La ronde continue... Un des prisonniers tombé, exténué. Les autres s'arrêtent. Regard hostiles envers le gardien. Fin.

4. La découverte du monde

Des exercices comme "découverte du monde" aide l'élève à se libérer. Avec l'impro, l'élève va mettre en jeu son propre rythme. Il comprend que le rythme vivifie l'immobilité même. Efforcez-vous d'oublier le plus possible votre corps et sa pesanteur. Etendu par terre, le visage couvert d'un demi masque, décontractez-vous en recherchant l'anéantissement total. Un souffle léger frôle votre visage, court sur votre corps ; vous ouvrez les yeux et vous « découvrez » le monde ; le ciel, la terre, la végétation... Selon votre tempérament vous éprouverez une sensation de plénitude, de joie ou de force, ou même encore de terreur ; vous vous dresserez sur vos jambes encore lourdement rivées au soi ; dans le ciel passent des nuages ; c'est! l'envie de les atteindre ou la crainte du mystère ; Vous voyez une fontaine, vous en approchez ; l'eau vous renvoie votre image ; vous voulez saisir cette image, l'eau fuit entre vos doigts... Le soleil se montre et vous éblouit... Le sang qui circule dans vos veines, la vie que voua sentez en vous vous poussant à des réactions phy­siques violentes, vous vous arrachez à la terre et vous improvisez une danse... Le travail avec des silhouettes d'animaux. Il prolonge avec le masque qui dépouille le comédien de ses artifices, le "dépersonnalise" en quelque sorte. Dullin réalise pour la première fois l'exercice ci-dessous avec Antonin Artaud.

5. Les animaux et le masque

Vous êtes obligé de traverser un torrent de montagne. Vous luttez contre le courant. Vous avez trop présumé de vos forces, le courant vous emporte. Vous luttez, désespérément, vous perdez pied. Vous vous noyez. » Dullin conclut ainsi : Les disciplines collectives qu'impose le travail « d'improvisation » en même temps que la culture individuelle sont d'excellents moyens pour préparer l'instrument favorable à l'éclosion d'un mouvement théâtral moderne.
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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 00:00
Les blogs d'acteurs sont rares. J'ai trouvé dans celui d'Yves-Noel Genod quelques remarques intéressantes sur l'improvisation. Celui-ci reprend d'ailleurs à son compte cette phrase de Jean Vilar : "Il n'y a pas d'amateur, il n'y a pas de professionnel, il y a celui qui sait distraire de ses soucis ou de ses peines un public." Il énonce son point de vue d'acteur qui flirte parfois avec l'improvisation dansée ou théâtrale: "Improviser, je ne serais pas contre si vous y arriviez. Or vous n'y arrivez que par intermittence. Tout le monde peut faire quelque chose de merveilleux une fois ou deux, il n'y a pas besoin d'acteurs pour ça (tant de films fabuleux se font sans acteurs), ce qui est difficile, et ce qui est la raison de l'existence de notre profession, c'est de refaire." Si l'improvisation n'est pas pour l'acteur Yves-Noël Genod une fin en soi, elle est un excellent moyen. "Quand vous serez à l'aise, bien sûr que vous sentirez l'improvisation ! Improviser, c'est être à l'aise. Mais commencez par être à l'aise. Tant qu'on verra des cerfs et des biches comme pris dans les phares d'une voiture la nuit, il n'y aura pas de spectacle." Joyeux été.
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Published by Christophe Tournier - dans Atelier d'impro
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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 00:00
En assistant à l'excellent spectacle d'Omar Porras "les Fourberies de Scapin", en partageant avec la salle comble la même jubilation, il m'est revenu cette remarque à la radio d'Olivier Py qui affirmait que chaque semaine, il y avait sans doute plus de monde dans les théâtres que dans les stades de football. Omar Porras est sur la ligne de front d'un théâtre moderne inspiré de Giorgio Strehler avec le merveilleux "Arlequin, serviteur de deux maîtres". Il a également travaillé avec Ariane Mnouchkine. Dans cette façon de travailler, aussi rigide soit-elle, les tâtonnements des acteurs sous forme d'improvisation sont une façon essentielle de travailler. Dans le cas des "Fourberies de Scapin", les acteurs ont commencé les répétitions en connaissant le texte de la pièce dans son entier. Ils ont travaillé de manière relativement libre pendant quelques semaines en improvisant et en intervertissant les rôles. Le lieu -un bar- s'est imposé peu à peu. Ils répétaient avec un masque de façon à trouver le physique du personnage. Au fur et à mesure que les rôles étaient attribués, que les enveloppes corporelles des personnages prenaient naissance, ils ont posé le masque. Ensuite, ils ont "sédimenté" les jeux de groupe et la mise en scène.
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Published by Christophe Tournier - dans Scène - Théâtre
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  • : Christophe Tournier, auteur du manuel d'improvisation théâtrale, vous fait partager ses explorations dans le monde merveilleux de l'improvisation théâtrale.
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