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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 16:17

La rudesse est une sensation fréquemment discutée. Les joueurs en entrant en jeu s'attendent à un échange mutuel et équilibré entre les improvisateurs, ils sont déstabilisés lorsque l'équilibre entre les participants leur semble mal réparti, lorsque leurs propositions sont déniées. Il arrive que les deux acteurs partagent cette perception et se rejettent mutuellement la responsabilité de ce comportement. Le joueur ressent de l'amertume et ce sentiment est de nature à diminuer la qualité de sa prestation. Il est parfois difficile d'analyser avec objectivité une improvisation où affleure la rudesse. Qui a commencé? Etait-ce vraiment de la rudesse? Justifiée ou non, cette impression plonge malheureusement le joueur dans le jugement. Il existe une différence ténue entre le jugement porté sur les autres et le jugement de soi. Nous allons réfléchir à quelques façons de conjurer cette sensation qui, en appelant à la réflexion critique et à l'esprit logique, annihile la spontanéité.
La première technique envisagée pour conjurer la sensation de rudesse, consiste à ne pas en prendre ombrage. Le joueur A face au joueur R (supposé rude) fait le gros dos et laisse faire. Il se dit que son tour viendra. Si sa proposition est refusée, il n'insiste pas, ne la redouble pas. Celle-ci est déjà tombée dans les oubliettes de l'impro. Il suit avec détachement. Le spectacle ne se réduit pas à une seule impro et l'équilibre se fera sur les impros suivantes. Le public veille lui-même à cet équilibre. Quand bien même, si le public ne semble pas par ses votes respecter la balance, il vous sera toujours reconnaissant d'avoir laissé s'exprimer l'équipe qu'il lui semblait préférer. Si le joueur R occupe délibérément le terrain en laissant peu de place à A, il vaut mieux, là encore, ne pas chercher à forcer le passage. A peut suivre (51 Double miroir), en rajouter par la répétition (61 Passage de relais). A lâche du lest, il ne contre pas le joueur R et lui laisse le champ libre. Il ne se crispe pas en commencant à se dire, " je n'arrive pas à en placer une ". A peut continuer à adopter une attitude d'acceptation (98 Oui-Oui) voire de suracceptation (99 c'est génial). Il peut même adopter un profil plus bas et ne pas hésiter à servir la soupe à son aîné, (158 Le clown blanc et l'auguste/L'aîné et le cadet) il n'hésite pas si nécessaire à montrer son admiration envers le joueur R. Il sait qu'adopter un profil bas dans une impro laisse augurer un basculement en fin d'impro. Au spectacle, c'est toujours l'auguste qui obtient les faveurs du public face au clown blanc, son aîné.
Si le joueur R s'affiche comme particulièrement désobligeant en roulant A dans la farine, il convient de ne pas s'y arrêter. Cette attitude n'est pas du ressort de A, elle est plus une projection des tourments du joueur R et de sa relation face au jeu. S'y arrêter entraînerait le joueur A dans son propre jugement et serait donc de nature à donner raison au joueur R, qui aura réussi finalement à se mettre en lumière en déstabilisant définitivement son partenaire.
Autre solution. Elle est plus complexe et consiste à ne rien laisser passer : "Comment, c'est comme cela que tu me traites, moi qui...?"  A se fonde sur les sentiments qu'il éprouve pour relancer l'impro, (102 en t'écoutant, je ressens). Il peut aller plus loin en jouant le conflit. ( 110 Chien et Chat). On a peu l'habitude d'affronter les conflits directs en match d'impro. "Tu ne cesses de me faire des reproches, mais toi aussi tu ferais mieux de te regarder dans la glace?" Le conflit nécessite de gérer l'acceptation au niveau du jeu de l'acteur et non au niveau du signifiant. C'est casse-gueule, car les joueurs A et R ne sont pas arrivés à se mettre d'accord au premier niveau. Faire silence est une bonne solution (79 Actif et immobile). S'immobiliser, faire partager son expérience avec les yeux. Le regard au public permet de maintenir le contact avec celui-ci. (60 Les yeux pour témoins). Exercer une activité. (74 Manipuler des objets à portée de main).
La rudesse est le manque de politesse de l'impro. Une fois que les règles de politesse sont connues et acceptées, on peut les oublier, car on peut supposer qu'elles font partie de l'ADN du joueur. Il est bon de préjuger son partenaire comme parfaitement apte à diriger le jeu, de lui prodiguer toute sa confiance et de considérer que ce qu'il fait est parfait. (99 C'est génial).

Ainsi, une autre façon d'aborder la rudesse, c'est de nier totalement son existence. Si cette notion est à discuter, elle le sera après le spectacle seulement. Le concept de rudesse serait donc absent, par définition, pendant le spectacle d'impro.
Si A entre en vieil homme et que R le prend pour son fils ou si R l'appelle Martha, A endosse le plus rapidement possible ce nouveau déguisement offert par à la providence de l'impro. Laissez-vous imposer des contraintes avec jubilation. Il existe de nombreux exercices d'adaptation à celles-ci. (31 Le tiroir à personnages) (156 L'aboyeur). A endosse chacune des propositions qui lui sont faites avec enthousiasme. Il accepte. Sans entrer dans le jugement. Le public est très réceptif à ces moments où le joueur est obligé de s'adapter à l'instant aux contraintes extérieures contraires à sa première intention.
En résumé pour conjurer la rudesse et l'amertume qui l'accompagne :

  • Accepter et suivre en attendant son tour de briller.
    • Suraccepter.
    • Adopter l'attitude du " cadet " admiratif.
    • Faire partager son expérience avec le public en étant immobile ou en exerçant une activité.
  • Nier l'existence de la rudesse.
  • Endosser immédiatement, avec jubilation, toute proposition externe.
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Published by improse - dans Scène - Théâtre
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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 21:21

J'ai énoncé dans l'article précédent qu'il convient de prendre le processus du caucus avec prudence. En effet, la phase de caucus est une porte ouverte aux pensées, à la gamberge et donc aux jugements sur la qualité de sa prestation et sur celle des autres. Afin d'éviter de "se prendre la tête", le joueur peut se focaliser sur le coaching le plus simple possible, le coaching sous-jacent, plutôt que sur des scénarios brillants de nature à le plonger dans une réflexion trop élaborée.
La fin d'une impro répond malheureusement à des exigences (moindres mais) similaires au caucus. Elle nécessite anticipation, recul et réflexion, ce qui est contraire aux principes de l'improvisation qui réclame lâcher prise, écoute et fluidité.
Dans cet esprit, la première façon d'aborder une fin d'impro, c'est de ne pas s'en préocupper. Ainsi les joueurs continuent à se laisser porter par le jeu sans se focaliser sur une chute éventuelle. Ils laissent ainsi apparaître avec un peu de chance et d'écoute, sans précipitation, une fin possible. Ceci évite les écueils relatifs au travail d'élaboration et cela justifie que parfois la fin d'une impro soit laissée à la discrétion de l'arbitre. Cette tâche déléguée à un observateur extérieur libère les joueurs du risque d'anticipation et ne nuit pas au jeu.
Dans le cas où cette solution paraît trop simple ou bien si le concept nécessite de minuter l'improvisation avec précision, le modèle IINÉE suggéré ici est de nature à rendre la tâche plus aisée. Il propose 5 moyens de réaliser une chute d'impro afin de la rendre plus spectaculaire et de donner l'impression au public que même à travers l'impro le joueur maîtrise parfaitement sa situation. On aime penser que cette sensation donnée au public ne soit que factice et que le joueur continue à exercer en funambule plûtot qu'en parfait superviseur.
Le modèle IINÉe correspond aux 5 types de fins suivantes.
I Image de groupe : ce type de chute est toujours le bienvenu, il est compatible avec tous les autres. Les joueurs se rassemblent, se figent avant de proférer en choeur ou grâce à l'un d'entre eux le(s) mot(s) de la fin - à moins que ce dernier ne soit qu'un silence-.
I interrogation : Le joueur énonce la mot de la fin sous forme d'interpellation, de question au public.
N Nouveau point de vue : cette technique est la plus spectaculaire. Elle peut provenir d'un joueur extérieur à la scène, inspiré par le coach, qui aura eu suffisamment de recul pour énoncer une fin qui donne un point de vue totalement inattendu et différent de l'impro.
É Epilogue : C'est la fin linéaire et simple par excellence. Le mot de la fin qui décrit le nouvel état de la situation : "ils se marièrent et ils eurent beaucoup d'enfants"
 E Ellipse : Le derniere phrase énoncée reprend l'argument principal de l'impro et le résume. Le proverbe, la morale sont des formes efficaces..

Prenons l'exemple suivant. Supposons que nous venions de jouer l'histoire du petit chaperon rouge...

  • Image de groupe : plusieurs joueurs en ligne, gueule ouverte, les bras figés évoquent des têtes de loups empaillés sur le mur.
  • Interrogation : "Mesdames, pensez-vous qu'en ces temps de fièvre et de fureur, une jeune fille menue, aux joues rouges et au lourd panier, puisse traverser lsans escorte une sombre forêt?
  • Nouveau Point de Vue : "jeunes filles ardentes, ne mélez pas votre famille à vos affaires de coeur, surtout lorsque c'est un mauvais garçon!"
  • Épilogue : Plus jamais, au grand jamais la petite fille aux rouges joues et au panier trop lourd n'emprunta le sombre chemin qui plongeait dans la forêt..
  • Ellipse :  Jeunes filles en fleur, Coeurs plein d'ardeur, ne vous éloignez pas des chasseurs!. Les deux dernières phrases de la version de Perrault sont :
Mais hélas ! qui ne sait que ces Loups doucereux,
De tous les Loups sont les plus dangereux.

Pour s'exercer, c'est le monde à l'envers, on fait des chutes d'impro sans en faire forcément les débuts. Jouer et rejouer la même fin d'impro en passant par les 5 façons de faire.
Merci à l'équipe de Gap avec qui nous avons testé ce modèle...

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Published by Christophe Tournier - dans Atelier d'impro
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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 20:23

Ce premier article aborde le caucus en impro, il sera suivi d'un second sur les fins d'improvisation. L'élaboration d'un caucus ou d'une chute d'impro fait appel à la réflexion intellectuelle, plutôt qu'à l'inspiration spontanée proche de l'action et du jeu théâtral. Ces deux phases nécessitent imagination, esprit de synthèse et capacité d'abstraction. Il faut néanmoins prendre ces phases avec précaution, car la réflexion intellectuelle est une porte d'entrée à la rumination de la pensée et à la peur de jouer pour l'improvisateur.

Ainsi, lors de l'atelier d'improvisation, l'élaboration systématique d'un caucus  est de nature à nuire à la qualité de l'atelier et à faire perdre bu temps par rapport au temps dévolu à la pratique du jeu.

Le Caucus

Le "caucus" en impro est un processus de "brain storming" ou remue méninges visant à extraire du groupe, assisté éventuellement par un coach, un canevas, une idée de départ d'improvisation apte le plus souvent à couvrir le thème proposé. Lorsqu'un thème est énoncé, il invoque en quelque sorte un contrat entre les improvisateurs et le public. Dès l'annonce du thème, les joueurs vont chercher la meilleure idée possible de façon à aborder l'impro dans les meilleures conditions. Le meilleur caucus peut se mesurer au décalage par rapport au thème initial, à son abstraction et à l'effet de surprise produits sur le public. Un bon caucus se concentre sur le jeu des acteurs et sur les personnages.

Lorsque le thème est annoncé, on peut lui associer un Coaching sous-jacent qui correspond au degré zéro de l'imagination et de l'abstraction. C'est l'idée qui vient immédiatement à l'esprit, de façon la plus évidente pour la majorité du public. Il est à peine nécessaire de l'énoncer car elle est au plus simple une reformulation du thème.

Exemples :

Thème Coaching sous-jacent
Rage de vivre Un personnage lutte contre la mort
La collection de timbre Le personnage fait une collection de timbre
Un enjeu important Le personnage a quelque chose de capital à faire
A mobilité réduite Le personnage est dans une chaise roulante

 

Tout décalage avec le coaching sous-jacent provoque un effet de surprise pour l'audience. On peut le voir comme une cerise sur le gateau, un cadeau de la providence de l'impro. Le caucus peut par rapport au thème proposé se tenir à l'opposé - Un voyage en mer rouge pourrait démarrer sur la banquise - Dans ce cas, il provoque un effet de mystère à la mesure de l'éloignement entre la situation initiale de l'impro et le coaching (cible) sous jacent. Le public se demande comment les joueurs vont faire pour couvrir le thème. Dans le cas d'un effort d'imagination et d'abstraction et d'un véritable décalage réalisé par rapport au coaching sous-jacent, l'improvisation démarre sur les chapeaux de roues, sans préjuger de la suite. L'effet de surprise provoqué par ce décalage est particulièrement saisissant. - C'est par exemple une cordée d'alpinistes qui démarre dans l'escalier plutôt que sur les pentes de l''Everest -

Dans le cas, où les improvisateurs démarrent sur la base du plus petit commun dénominateur qu'est le coaching sous-jacent, il leur faudra mettre du relief à leur jeu sur la base de personnages et ajouter de la surprise et du décalage en cours de jeu : ce qui est la base du jeu improvisé. Le choix du coaching sous-jacent comme caucus de départ nécessite un moindre effort de la part des improvisateurs et il leur évite de plonger dans leurs pensées. Ils peuvent par exemple déléguer la tâche d'un bon caucus à leur coach ou à la providence de leur inspiration, sans faire directement appel à celle-ci. On peut compter que s'ils ne font pas d'effort, ils auront au moins autant de bonnes idées en jouant qu'en se plongeant avec crispation dans leur réflexion. Ils feront confiance à la fée de l'impro pour trouver la solution avec leurs partenaires, plutôt qu'à une idée qui fait déjà partie du passé et qui leur a demandé d'inutiles efforts de réflexion avant de monter en scène.

Allégeons la tâche du joueur sur le banc, déléguons toutes les activités nécessitant réflexion au coach. Cela évite d'ouvrir une porte au doute et à la réflexion intellectuelle qui n'a pas cours dans l'expression de la spontanéité. Dans l'idéal, le joueur a suffisamment à faire pour donner toute l'ampleur possible à son jeu de comédien. Qu'il se concentre sur le coaching le plus évident : le coaching sous jacent. La toute première idée qui lui viendrait à l'esprit!

 

 

 

Exercices

1. En Vrac
(Manuel d'impro) 


 

 


2. Coaching sous jacent

Déterminer le coaching sous jacent
Déterminer un coaching opposé

Essayer de déterminer un coaching décalé
3. La sauterelle qui avait une jambe de bois
(300 exos)
 C'est l'histoire de .... qui ...

 

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Published by improse - dans Atelier d'impro
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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 20:42

Je me suis penché sur le livre de Jean-Laurent Cochet : l'art et la technique du comédien.

Celui-ci a traversé au cours de sa carrière les grands textes du répertoire : sa passion. Sa principale activité en dehors du jeu est la transmission pédagogique. Ses cours sont donnés parfois en public. Ils sont une manière pour lui d'enseigner et d'éduquer le public à plus de discernement (p74). Sa pratique est a priori aux antipodes de l'improvisation, car une grande partie de son enseignement porte sur l'art de dire les grands textes, de rentrer non pas dans les personnages, mais d'interpréter ces supers personnages que sont les rôles du répertoire. Son livre décrit de manière originale sa perception de ces grands rôles. Il donne peu d'information sur la technique qu'il décline lors de son enseignement quotidien. Il énumère néanmoins ses grands principes : chercher le sens viscéral du texte voulu par l'auteur, atteindre à l'éloquence sensible : "faire croire que l'on improvise".(p90). Les textes se disent avec naturel sans jamais respecter la ponctuation écrite, sans oublier les silences. Il utilise la réaccentuation pour mettre en relief le texte. Maître corbeau sur un arbre PERCHE nécessite une réaccentuation pour bien faire comprendre que ce n'est pas l'arbre qui est perché, mais le corbeau. La respiration au niveau du bas-ventre est une clé de la technique de diction.

Comme Jouvet, il différencie l'acteur du comédien, ce dernier étant au-dessus. Il considère que l'acteur habite un personnage alors que le comédien est habité par le personnage. (p86) Ainsi, le comédien peut jouer tous les rôles.

Jean-Laurent Cochet ne se gêne pas après une longue carrière pour dire son admiration sur des auteurs délaissés aujourd'hui comme Anouilh, Musset et surtout Sacha Guitry (trop à droite selon la doxa en cours).

Pour lui, connaissant ses textes sur le bout des doigts, il ne fait aucun doute que Molière travaillait avec Corneille, Molière était l'acteur et l'improvisateur. Corneille, son ami, écrivait les grandes tirades. Cette remarque venant d'un fin connaisseur, ayant joué et éprouvé molière, me semble pleine de bon sens.

Si on habite Paris, on ne manquera pas d'assister au moins une fois à une de ces "Master-Class". Question de mieux comprendre cette grande tradition du Théâtre français, exigeante sur la diction des grands textes et issue de Jouvet, Dullin et Copeau. Voici des émissions 1 et 2 où Jean-Laurent Cochet expose ses idées sur le théâtre.


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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 10:39

 Quatre bonnes émissions sur le théâtre, qui me semblent parfois faire écho à 300 exos...

Rousseau - Diderot

Stanislavski

L'art du comédien classique
Déconstruire aristote

On trouvera bientôt les enregistrements dans mon petit musée sonore.

Sur Improse 1, 2, 3, 4

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 00:15

Avec le Théâtre Tout-Terrain, nous avons eu carte blanche pour une soirée d'improvisation d'environ 1h45, en mars 2012 à Etrembières en Haute-Savoie. Voici comment celle-ci s'est déroulée. Il y avait environ 200 personnes dont la plupart découvrait l'impro. Nous étions six sur scène . Cinq comédiens et moi-même, qui officiait en tant que maître de cérémonie et arbitre.

Mon objectif était de requérir le maximum de participation du public afin de ne pas avoir à proposer les thèmes d'improvisation, juste à avoir à gérer les catégories et le rythme du spectacle. Je débute le spectacle seul sur scène pour faire partager au public les principes de l'improvisation. Voici le canevas du discours tenu.

 

Mesdames et messieurs, nous allons explorer les principes de l'impro avant de laisser les joueurs s'exprimer avec ses mêmes techniques.

Amuse-toi

Le premier principe est un principe de jeu et de plaisir. Ainsi, même si je requiers votre participation, je vous demanderais de ne pas vous lever si vous n'en avez pas envie. En effet, nous ne sommes pas au club Med. Nous n'allons pas faire la danse des canards, Vous êtes venus et votre désir est d'être tranquille et de vous asseoir dans la salle sans avoir un histrion qui vous demande à faire de l'aérobic théâtral. Alors si vous êtes dans cet état d'esprit, c'est parfait. Restez assis sur la chaise et écoutez. C'est une forme de participation parfaite et puis il y a le silence et l'immobilité qui sont très riches. (je reste immobile 15 secondes... Applaudissements). Ainsi ne se lèvent et ne participent que ceux qui en ont envie.

Anime

La seconde technique indispensable à l'impro est l'expression corporelle. Prenons un exemple, vous n'avez le droit de faire que trois choses.

La première, ce n'est rien. Ne rien faire : juste ce calme et cette immobilité dont nous parlions

La seconde est de tourner la tête à droite ou à gauche. La troisième est de lever le bras. À Vous ! Si vous ne savez pas quoi faire suivez votre plus proche voisin. Ou bien ne jouez pas... Soyez d'abord paresseux. Il n'est pas nécessaire de se compliquer l'esprit en improvisation.

Nous venons de décliner ainsi un autre principe : la synergie, l'harmonie du groupe.

Ecoute

Je vous propose d'écouter la forme du silence, de palper les ailes du silence pendant quelques secondes, yeux fermés ou pas et de surfer sur un maximum d'éléments sensoriels.

(30 secondes de silence)

Ose

Voici un autre principe indispensable à l'impro. C'est le courage. Le courage d'oser dire des bêtises en public ou tout au moins de se mettre à parler sans savoir à l'avance ce que l'on va dire, en découvrant au fur et à mesure ce que l'on va dire en même temps que le public. Oser dire la première chose qui vient à l'esprit. D'avoir le courage de tomber, de ne pas en faire une affaire, de se relever et de recommencer. Je vous propose l'exercice « Superman » Tpus ensemble. "Je suis superman parce que...". 

Un autre exercice . La sauterelle qui avait une jambe de bois...

Percute

Un nouveau principe que nous allons mettre en lumière. Être ancré dans le présent. Je dis ce que je fais. Dire ce que l'on fait en même temps que l'on le fait. Tous ensemble... « Je lève le bras. Je baisse les yeux. Je m'assois, je me lève... »

Ensuite Charabia. Je fais une démonstration et demande au public de faire de même.

Accepte:

Engager une courte conversation avec son plus proche voisin, la plus banale possible, et toujours commencer par Oui. Faites mousser.

« Vous avez une jolie chemise. Oui, c'est un cadeau, j'aime le rouge...
« Oui j'aime le rouge quand il est bien assorti.».».....

Ensuite, les comédiens entrent du fond de la scène dans une chorégraphie de groupe. Ils montent sur scène, interprètent un hymne. Je les présente un à un au public  et ils rejoignent les 5 chaises en fond de scène qui font face au public.:

Bernardo : fondateur du théâtre TTT. Si les clowns étaient parachutistes, il serait le chef du commando. Il est capable avec sa troupe de monter un spectacle en respectant la règle des 3X1 : 1 h de réflexion, 1h de préparation, 1h de répétition. Il est plusieurs fois médaillé olympique . Clown théâtre, Clown analyste et clown improvisateur.

Jacquo : À l'heure où les jeunes improvisateurs blasés se posent des questions existentielles sur leur métier, lui il dévore l'impro sans retenue. Solide comme un roc, il est le Chevalier Bayard de l'impro, sans peur et sans reproche.

Pascale : les personnages se bousculent à sa porte pour passer à la postérité. Elle est de plus la diva de la troupe, capable de transformer n'importe quelle soirée arrosée en tube de l'été ou conte de fées.

Nicoton : Elle a remporté le marathon du conte improvisé : 42 km de lignes blanches. Elle est capable de réciter sans discontinuer, sans hésiter tout en respectant les règles de la ponctuation improvisée. Elle a toujours un prompteur devant les yeux, mais personne n'a jamais pu le lire derrière son épaule.

Claudio : Il est le plus grand acteur comique de Haute-Savoie. Complet, il a toujours un dictionnaire de jeu de mots sous le coude et connaît toutes les postures corporelles du Kamasutra du comédien. Mes enfants, lorsqu'ils s'ennuient devant la télé, réclament Claudio. Malheureusement, il n'apparaît que sur une seule chaîne : celle du TTT.

Le spectacle débute. Il est orchestré à la manière d'un Catch Impro Maison. Avant chaque improvisation, je demande trois mots au public ou une suggestion de type sauterelle avec une jambe de bois. Les mots fusent. Je propose à chaque fois une nouvelle catégorie. Les joueurs n'ont pas droit à un caucus. Il n'y a pas de vote. Les comédiens ont peu de répit si ce n'est au moment de l'histoire racontée par un membre du public. Le spectacle se termine par une chorégraphie de la troupe au milieu du public.

 

NOM DU STYLE REMARQUES
IMPROS / JEUX COURTS
Traduction charabia (x2) Un interprète avec un conférencier en charabia
Impro Immobile avec démarrage sur posture immobile
Changer de sens (x2) sur injonction du public : changer de réplique
Surf émotionnel Clown ressenti – Une émotion par réplique
Monologue collaboratif (x2)
Personnage
2 voix pour une seule histoire
Deux en un 2 comédiens parlent d'une seule voix (miroir)
Ainé – Cadet (X2) Un profil haut – un profil bas
Thérapeutique de bistrot A la manière de Dubillard (x2)
Chef d’orchestre (zapping) (x4) Narration sur injonction du MC
Un bulletin d’informations (x4) Choix de 4 chaînes radio ou télé : Météo, sport politique, culture,...
Impro avec mots lancés au fur et à mesure par le public
Grimace (2)
Bonimenteur Vendre quelque chose au public
Zone d'émotions La scène est découpée en 4 zones : joie, colère, tristesse, crainte
Chambre d'échos (x4) Les 2 comédiens derrière ne font que répéter ce que dit leur partenaire
Bras, tête, jambe sur le Banc (3) 3 gestes codés possibles. L'art de faire beaucoup avec peu
Grimace (2)
IMPROS LONGUES
Clowns démarrant ensemble en parlant en même temps (x2) Ensuite impro normale
Silence Pas de paroles
Aboyeur Un comédien annonce chaque personnage qui traverse la scène
Impro avec masque – d’oiseaux
Impro Auditive sur un banc (x3) 3 personnes assises dans le noir avec bruitage et dialogue
Libre
Progressif de 15s à 3mn
Dégressif de 3mn à 15s
Prologue Anecdote racontée par le public suivi d’une ou plusieurs impros
Impro sur échiquier Les comédiens se déplacent comme s'ils étaient des pièces sur un échiquier
Le rêve Rêve raconté par le public suivi d’une ou plusieurs impros

  J'ai fait arbitre (2)

 

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 21:44

À la veille des élections présidentielles, analysons comment la gauche et la droite respectent les principes de l'impro, examinons les traits saillants du point de vue de la théorie de l'ordre spontané. La notion d'ordre spontané est souvent citée en philosophie politique. L'idée est de permettre au citoyen d'être libre de ses initiatives et de déterminer son destin par ses propres choix, plutôt que par des dictats et des contraintes venues de l'extérieur.

 

PREPARE

La liberté de la presse et de culte est une première condition indispensable à la possibilité d'existence des forces spontanées dans une société. Le XVIIE siècle a vu des révolutions importantes et l'émergence de monarchies constitutionnelles. C'est donc en Occident une période-charnière. La déclaration des droits de l'homme ou la constitution américaine sont parmi les premiers exemples de charte permettant de mettre en place les conditions d'expression de forces spontanées.

  •  La gauche est attachée à la déclaration des droits de l'homme de 1793 et se réfère depuis peu le programme du CNR de 1945, résultat d'un consensus unique entre droite et gauche après la guerre.

  • La droite monarchiste qui avait rejeté la révolution à perdre toute influence. La droite (libérale) se réfère à la déclaration de 1789 ou à la constitution américaine aux USA citée comme référence de l'établissement d'un ordre spontané (Ron Paul).

 

ACCEPTE

La manière d'aborder le réel et le monde...

 

  • La gauche est fondée sur le Non et le refus du présent, sur le paradigme de la lutte des classes, sur les rapports de force entre travailleurs et patrons, entre capital et travail. Pour elle, les patrons exploitent leurs employés afin d'en tirer le maximum de profits. La gauche revendique l'acceptation de toutes les cultures (multiculturalisme). Pour la gauche, être à droite c'est avoir peur de tout et de l'étranger.

  • À droite, la réalité est acceptée dans toutes ses composantes et le présent y est exalté. La droite respecte et accepte toutes les cultures, mais se méfie du mélange de celles-ci. Chacun reste chez soi, selon ses coutumes, dans ses frontières, et la paix est assurée. La droite apprécie la singularité plutôt que la généralité, l'individu plutôt que le groupe.

 

ÉCOUTE

Les forces spontanées s'expriment par l'action plutôt que par l'affrontement. La démocratie directe telle qu'elle est conçue en Suisse correspond à l'expression de forces spontanées. Le citoyen est consulté sur la plupart des sujets importants ayant trait à l'évolution de la cité. La démocratie directe limite le despotisme étatique et la concentration des pouvoirs aux mains de quelques-uns.

 

  • Pour la gauche, le suffrage universel a été une revendication de la première heure. Le parti est l'instance par laquelle est censé naître la démocratie et s'exprimer les doléances du peuple.

  • La droite autoritaire revendique la concentration des pouvoirs autour d'un monarque ou d'un dépositaire de l'autorité. Elle a souvent eu quelque méfiance envers le suffrage universel. La droite libérale plébiscite l'émergence des forces spontanées.

 

PERCUTE

L'indifférence est bannie d'une société spontanée. Toute action suscite une réaction. Toute expérimentation est soumise à évaluation, loin de toute idéologie qui est une forme d'anticipation. Une erreur reconnue après un banc d'essai permet de rectifier une action. On avance par essais et corrections d'erreur, avec pragmatisme. L'adaptation est permanente.  

 

  • La gauche est peu axée sur le présent, elle aime les utopies. Son credo est l'exaltation de l'avenir et la transformation du présent. Le nazisme, compte tenu de sa propension à changer le monde et contrairement à ce qu'on  peut penser, est un phénomène de gauche. Tout rapport de domination est combattu. La gauche parle souvent de résistance à l'oppression.

  • Pour la droite : le crime ne doit pas rester impuni. La droite est parfois taxée de présentisme, les choses sont telles qu'elles sont et on ne peut les changer sans casser des œufs : le conservatisme au sens propre est ancré dans l'ADN de la droite. La droite a tendance à respecter l'ordre établi. (Penser à droite)

 

JOUE LE JEU

Faciliter les processus de solidarité et de coopération. Vivre en collectivité.

 

  •  La gauche met l'accent sur la solidarité et la coopération. Elle préfère la redistribution par l'État via l'impôt par exemple, plutôt que par l'entreprise. Elle est très attachée à la notion d'égalité et de justice sociale. Elle reproche souvent au capitalisme d'accentuer les inégalités, c'est-à-dire de faire que le pouvoir d'achat des pauvres augmente moins vite que celui des riches. Elle rejette la métaphore de la Main Invisible (Joseph Stiglitz). Il faut une intervention de l'État pour diminuer la pauvreté. En effet, à un moment ou un autre les forces spontanées du libre marché ne pourront atteindre à l'égalité. La concurrence  est perçue comme une compétition, comme un mécanisme darwinien destiné à anéantir les faibles. La gauche met ainsi l'accent sur l'égalité et la fraternité. La gauche reproche à la droite sa propension à l'égoïsme, à l'individualisme et le manque de compassion pour ses semblables.

  • La droite met l'accent sur la collaboration à travers notamment la main invisible qu'elle considère comme une excellente métaphore de la coopération spontanée. Chacun réalise ses objectifs personnels tout en étant relié par un fil invisible avec les autres. Ce qui réalise la plus grande harmonie. La droite libérale argue que le capitalisme est le seul moyen de permettre le développement harmonieux des sociétés. La droite considère la notion d'inégalité comme discutable puisqu'en premier lieu, ce sont les richesses produites qui font sortir les pays de la pauvreté. Elle préfère souvent s'en remettre aux forces spontanées du marché. L'impôt doit être faible, sinon il est considéré comme une spoliation. La droite insiste plus sur la liberté et l'égalité dans la mesure où celle-ci sera mieux réalisée par l'exercice spontané des forces du marché. Elle considère que les interventions de l'État ont des effets de bord nocifs sur les échanges économiques. La concurrence est un mécanisme autorégulateur indispensable permettant les choix spontanés des agents économiques alors que l'absence de concurrence facilite le clientélisme et la corruption. La droite reproche à la gauche sa propension à l'égalitarisme qui dissimule non pas une générosité, mais une jalousie à l'encontre d'un plus riche que soi. La droite plébiscite la redistribution par le don et la charité, qui ne passent pas par l'État. La droite libérale reproche à la gauche sa propension à soutenir tout régime qui se revendique de gauche, même s'il est une dictature.

 

ANIME

Faire confiance à l'initiative individuelle, l'autonomie et permettre l'émancipation des citoyens. 

 

  • La gauche plébiscite le collectif. Elle s'intéresse peu à la notion d'individu et de libre-arbitre. Elle aime les mouvements populaires de masse (mass-games), les révoltes populaires, les associations et les actions collectives. Elle se méfie de la propriété qu'elle considère comme bourgeoise. Elle revendique la propriété sociale (Jaurès et la propriété sociale) et le partage de tous les moyens au service de tous. La coopérative lui est plus familière que l'entreprise, qui abrite une forme d'exploitation. L'individu est le produit de la société (constructivisme de Bourdieu), de la classe auquel il appartient. Elle se déclare souvent pacifique au moment de l'émergence de conflits. Elle insiste particulièrement sur l'éducation et la culture.

  • Hayek, prix Nobel d'économie, est un théoricien de l'ordre spontané. Il considére que le socialisme mène à la servitude. La droite est attachée aux droits de propriété. Le capitalisme a pour fondement la privatisation des moyens de production. Pour la droite libérale, la notion d'individu est fondatrice. Pour la droite libérale, ces droits de propriété  (droits de propriété avec De Soto) sont la condition indispensable à la lutte contre l'esclavagisme et la pauvreté.

 

OSE

Tolérer l'erreur et faciliter la prise de risque. Laissez s'exprimer les forces spontanées sans savoir où elle mène.
Le principe de précaution va à l'encontre de cette dynamique.

 

  • La gauche prend des risques et n'a pas peur de l'avenir, voire de faire table rase du passé.

  • La droite est un peu couarde et fait tout pour prolonger l'ordre ancien. La métaphore de l'arbre dont les racines croissent naturellement est une métaphore revendiquée.

CONSTRUIS

La politique se construit au jour le jour par la négociation et la résolution des contradictions, en évitant tout centralisme et concentration des pouvoirs. L'application des forces spontanées consiste dans la prise en compte des réalités à laquelle on ne peut échapper afin de les transformer et de les adapter au mieux des avantages de la cité. La fin ne justifie pas les moyens, le processus est aussi important que l'objectif. Les meilleurs lois sont celles qui sont respectées. Une bureaucratie tatillonne est un frein à l'expression de la spontanéité des individus.

 

  • Les régimes communistes ont souvent eu du mal sans user de contraintes à réussir de grands travaux ayant besoin de la participation de tous les corps de métier. La gauche aime rassembler, centraliser ou mutualiser. Elle est défiante envers le libre échange, préconisant la régulation des marchés. Elle a tendance à rêver d'un gouvernement mondial plutôt qu'aux états nations. Elle a tendance à renforcer naturellement les prérogatives de l'État, garant de la justice sociale, par la création par exemple de postes de fonctionnaires, par la création de services gérés par l'État. Pour encourager l'innovation et la créativité, la gauche va utiliser par exemple les subventions aux associations. La gauche préconise les nationalisations et préfère les services publics, qui lui paraissent plus efficaces. Pour le bien de la collectivité, elle n'hésite pas à s'ingérer dans les affaires d'autrui. Du point de vue économique, elle propose la relance par la demande en se basant sur la théorie du multiplicateur keynésien.

  • La droite considère que la profusion de fonctionnaires crée de la bureaucratie qui va finir par casser le jeu des forces spontanées. (Théorie des choix publics) La distribution de subventions peut rapidement s'apparenter à du clientélisme, finissant par créer de l'inégalité en venant brouiller le libre jeu de la concurrence. La droite plébiscite les privatisations, la baisse des dépenses publiques pour éviter une bureaucratie coûteuse à l'état  (L'Etat c'est la grande fiction....) et donc à l'ensemble des citoyens. Les patrons paient leurs employés au maximum de leurs possibilités, malgré leurs contraintes. La droite aime prendre en compte la notion de singularité et se méfie de la loi de la majorité qui n'hésite pas à violer les droits de propriété. Pour la droite "Small is beautiful". Elle est souvent sensible à la notion d'état-nation, voire au nationalisme, pour la droite autoritaire. Une partition lui est envisageable si les deux parties ont des conceptions divergentes.

 

AMUSE-TOI

La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 constate quatre droits naturels fondamentaux : liberté, propriété, sûreté, résistance à l’oppression. Le contrat social invoque l'idée que le souverain puisse être redevable du bonheur de son peuple.

 

  • La gauche exècre tout rapport de domination. Le souverain est responsable du bien-être du peuple. La gauche revendique des droits nouveaux (logement, anti-précarité, santé...).

  • A droite, le souverain est responsable de l'ordre, de la justice et de la sécurité. La droite préfère la notion de contrat de gré à gré plutôt qu'un contrat général. La droite est récalcitrante envers tout droit nouveau, en dehors des droits naturels.

 

INNOVE

Créativité et innovation sont un axe important de différenciation.

 

  •  La gauche aime innover à travers l'organisation sociale. Elle considère que depuis un siècle, sa lutte pied à pied contre le pouvoir a permis de progresser en matière d'acquis sociaux, de progrès du niveau de vie, de sécurisation des statuts pour les travailleurs...

  • La droite sollicite l'innovation individuelle ou entrepreneuriale. Elle considère que le capitalisme a permis de faire grandement progresser le niveau de vie et de diminuer la pauvreté dans le monde.

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Published by Christophe Tournier - dans Métaphores de l'impro
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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 20:56

Ce petit rappel pour les libraires et les particuliers qui veulent commander le manuel d'improvisation théâtrale ou bien 300 exercices d'improvisation théâtrale et qui ne trouvent pas les livres. Le livre est publié aux Editions de l'Eau Vive à ne pas confondre avec la librairie du même nom à Genève..

Le lien suivant sur www.improse.net fait de son mieux pour vous renseigner.

 

 

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Pour tous renseignements

 

christophe(at)improse.net ou fax :+33(0)153016529

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Published by improse - dans Livres
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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 20:12

On trouvera ici une présentation des principes de l'impro en anglais.

 

7 Principes en anglais
Principes en français
Play Amuse-toi!

Percute
Let Yoursel Fail
Ose
Listen Ecoute
 

Say yes

Say Yes and

Accepte
Play the game Joue le Jeu
Relax and Have fun Amuse-toi!

 

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Published by improse - dans Impro au quotidien
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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 11:42
Après le succés du stage 2011, je vous propose un nouveau stage d'impro à Oïa, site se prêtant à de nouvelles explorations..
"On se baigne, on marche avec bonheur parmi les pieds de vigne ou sur la plage, sous la pesanteur du soleil. Au coucher, c'est le moment magique de la "Caldera"; on regarde, hypnotisé, passer le volcan et son grand trou noir de mer qui défie l'horizon. Des paquebots scintillants comme des limousines fulminent dans le lointain. Sur les terrasses en escalier, toujours accueillantes, des restaurants, on boit un vin fruité et léger qui donne le rose, mais seulement aux joues, et qui ne pèse pas sur les épaules. On déguste des yaourts immaculés où gîte un brillant filet de miel et des calamars ruisselants d'innocence"
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Dans cette ambiance qui se prête à la langueur et à la contemplation, nous serons deux animateurs (Bernard Dufour, clown improvisateur au Théâtre Tout Terrain, et moi-même) pour travailler l'improvisation avec une ardeur sans compter...  
Programme : 9h-13h stage 14h-16h stage Boeuf impro sous les étoiles 21h-23h.
Stage : du lundi matin au samedi soir
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Renseignements et Inscription sur www.Issimonia.com  sdamotte@gmail.com.
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Published by improse - dans Atelier d'impro
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